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de Berg, Murat, roi de Naples, celui-ci avaitrenoncé à son grand-duché en faveur du fils aînédu roi de Hollande, Louis, et aux biens parti-culiers qu’il possédait en France, au profit dudomaine extraordinaire. Quoi de plus légitimeque des stipulations volontaires, faites en échanged’une reconnaissance et d’une garantie, qui, àcette époque, avaient bien leur valeur? La ga-rantie n’ayant pas été suffisante depuis, la res-titution des propriétés particulières, qui setrouvaient sous la main du gouvernement fran-çais, paraissait légitime. Cependant quinze anssont écoulés, et le palais de l’Elysée, Neuilly,Villiers et d’autres propriétés particulières de lafamille Murat, ne lui ont pas été rendues. N’est-ce pas là, cependant, le pain de la veuve etdes orphelins d’un roi reconnu de toute l’Eu-rope? Est-ce le genre de sa mort qui autoriseraitla confiscation de ces biens? Et ne devrait-ellepas, au contraire, porter les possesseurs actuelsà les restituer à leurs propriétaires légitimes, seprésentant ainsi, au tribunal inexorable de lapostérité, étrangers à une mort qu’elle saura ca-ractériser.
Page gg. Lucien se rendit à Mantoue sur l’invitationde son frère , et cette entrevue fut la dernière qu’ils eu-