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pre9 et par tant de monde, que ces Mémoirespeuvent faire des dupes. L’ouvrage est digne deson auteur, et chacun sait de quoi il est capa-ble. Mais à l’étranger, il n’en est pas ainsi; lesfonctions que M. de Bourrienne a remplies pen-dant quelques années auprès du premier con-sul, et qui l’ont fait admettre dans l’intimitéde ce grand homme, son titre de secrétaire par-ticulier de Napoléon, peuvent prévenir en fa-veur de l’historien ; on doit penser qu’il neraconte que ce qu’il a été en position de bienvoir; la bonne foi de celui qui se proclame l’amide son maître n’étant pas suspectée, on aimeà croire à la sincérité de son opinion, à l’équitéde ses jugemens. M. de Bourrienne parvien-drait ainsi à ses fins, en dénaturant la vérité auprofit de quelques-uns et au préjudice du plusgrand nombre. C’est donc un devoir de ne pas letraiter avec le mépris sur lequel il avait peut-être compté, et de le convaincre d’imposture.Tel est sans doute, monsieur, le motif qui a en-gagé chacune des victimes des calomnies deM. de Bourrienne à protester contre ses arrêtspassionnés ; c’est celui qui me détermine à suivreleur exemple.
Pour remplir cette tâche, en ce qui me con-