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cerne, je vais remettre sous les yeux de vos lec-teurs les principaux passages des Mémoires deM. de Bourrienne, dirigés contre M. le duc deCambacérès; je les ferai suivre de quelques ré-flexions.
Tome iii, pages 220 et 221. — Bonaparte avait pourles hommes sanguinaires de la révolution, et surtout poul-ies régicides, la plus profonde aversion. Il portait commeun fardeau pénible l’obligation de dissimuler avec eux ;mais quand il me parlait de ces hommes de sang, dé ceuxqu’il appelait lui-même les assassins de Louis xvi, c’étaitavec horreur, et il gémissait sur la nécessité où il était deles employer et de se contraindre au point de les ména-ger. Combien de fois n’a-t-il pas dit à Cambacérès, en luipinçant légèrement l’oreille, pour adoucir par cette fami-liarité habituelle l’amertume du propos : Mon pauvreCambacérès , je n’y peux rien, mais votre affaire est claire ;si jamais les Bourbons reviennent, vous serez pendu , etc., etc.
Est-ce sérieusement que M. de Bourriennerange M. le due de Cambacérès parmi les hommessanguinaires de la révolution, et qu’il en fait undes assassins de Louis xvi, lui dont le vote n’apas compté pour la mort, et qui a volé le sursis?Ces deux faits, constatés par le Moniteur, étaienttrop récens à l’époque du consulat, et le premierconsul les connaissait trop bien, pour répéter sans