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Tome deuxième.
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en présence de M. le comte Fabre de l’Aude,pair de France, de qui je liens ces détails, et quim’a autorisé à les publier en les appuyant de sontémoignage, contre la sincérité duquel on nesaurait élever le moindre doute. Mais pour re-venir à M. de Bourrienne, à qui il n’arrive passouvent d’invoquer le témoignage des vivans,je ne prétends pas qu’il ait fait une semblabledémarche auprès de moi. Aussi n’a-t-il pas eules mêmes raisons pour reprocher à M. le ducde Cambacérès son avarice, comme l’a faitl’abbé de Montgaillard; bien au contraire, il letaxe presque de prodigalité, ainsi que nous leverrons plus bas, à l’occasion du luxe qu’il dé-ployait pour sa table. Comment répondre à deuxreproches aussi contradictoires? En les réfutantl’un par l’autre, en opposant M. de Bourrienneà M. Montgaillard ; ce sont des autorités d’uneégale valeur.

Tome iv, pages 1 33 et 1 34- — Aussitôt que cette con-vention fut signe'e, Bonaparte me dicta à Torre diGalifolo ,la lettre d’envoi à ses collègues. Elle était ainsi conçue ;

« Le lendemain de la bataille de Marengo , citoyens« consuls, le général Mêlas a fait demander aux avant-« postes, qu’il lui fût permis de m’envoyer le général Skal.« On a arrêté dans la journée la convention dont vous« trouverez ci-joint copie. Elle a été signée dans la nuit