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« par le general Berthier et le général Mêlas. J’jespère que« le peuple français sera content de son année.
« Bonaparte. »
Cette lettre n’aurait de remarquable que la dernièrephrase dans laquelle le premier consul s’efforçait encored’avoir l’air de reconnaître la souveraineté du peuple, sila place qu’il me fit donner aux mots citoyens consuls n’eûtété une cliose faite exprès. La bataille était gagnée, et ilfallait que, même dans une chose aussi puérile, les deuxautres consuls sentissent qu’ils étaient moins les collèguesque les subordonnés du premier consul.
En falsifiant des faits qui devaient encore êtreprésens à sa mémoire, pour venir à l’appuid’une remarque à laquelle il paraît attacher unegrande importance, M. de Bourrienne s’est sû-rement flatté que la correspondance consulaire,tout entière de sa main, n’existait plus, et qu’ilpouvait dénaturer ses souvenirs au gré de sapassion, sans crainte d’être démasqué. Malheu^reusement pour lui, cette correspondance esten ma possession, et je peux le convaincre demensonge, la preuve est écrite de sa main.Cette lettre, dont il donne une copie inexacteet infidèle ( i ), est l’une des dernières de la
(i) Voici cette lettre copiée sur l'original :
Torre de Gaxa-Fola, le 27 prairial an vin.
Aux consuls de la république.
Le lendemain de la bataille de Marengo , citoyens consuls, le général