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Tome deuxième.
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manœuvrer de manière qu’il serait possible que vous fus-siez plusieurs jours sans avoir de mes nouvelles; si l’en-nemi s’avance sur Paris avec des forces telles que touterésistance devînt impossible, faites partir dans la direc-tion de la Loire, la régente, mon fils, les grands-digni-taires, les ministres , les officiers du sénat, les présidonsdu conseil-d’e'tat, les grands-officiers de la couronne, lebaron de la Bouillerie et le trésor. Ne quittez pas monfils, et rappelez-vous que je préférerais le savoir dans laSeine plutôt que dans les mains des ennemis de la France ;le sort d’Astyanax, prisonnier des Grecs, m’a toujoursparu le sort le plus malheureux de l’histoire.

Yotre affectionné frère,

. Napoléon.

11 ne s'agit donc plus de savoir si M. le duc deCambacérès a eu tort ou raison de partager l’a-vis de la majorité qui a déterminé le départ,mais s’il a bien ou mal fait de demeurer fidèle àson devoir le plus sacré, en insistant sur l’exé-cution des ordres de l’empereur exprimés d’unemanière aussi claire que positive. La questionainsi posée, et elle ne peut plus l’être autre-ment, sera facilement résolue par tout hommeimpartial qui voudra se reporter aux graves cir-constances dans lesquelles on se trouvait, et quiréfléchira à la responsabilité que M. le duc deCambacérès aurait assumée sur sa tête, en refu-