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Tome deuxième.
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honorables, pendant le temps de ma résidenceà Hambourg; et n’est-il pas dans les chances, aumoins aussi probables, que la cauteleuse policedes cent jours ait eu recours à un de ses moyensfamiliers, pour deverser le mépris et attirer l’in-dignation sur ses ennemis ? Ce sont, je le répète,des questions que je pose, sans oser en résoudreaucune. »

M. Bourrienne laisse subsister le soupçon d’uncrime qui appelle le mépris et excite le courrouxsur des hommes d’état, dont le prince de Witt-genstein, homme estimable dans toute l’accep-tion du mot, lui a toujours parlé en termes lesplus honorables. Aurait-il dû, sur de simplessoupçons, publier une chose inouïe, sans cher-cher consciencieusement la vérité du fait et éta-blir jusqu’à quel point on pouvait lui prêter foi :c’était son devoir; comme historien, une sainecritique devait seule le diriger; comme hommed’état, il devait respecter la qualité qu’il se donnedans ceux qui la possèdent; et comme hommemoral, il devait éviter de porter atteinte à la ré-putation d’un vieillard de soixante-treize an9,qui attend loin du monde le terme de son exis-tence. La manière dont le prince de Wittgens-tein le lui avait représenté, n’était-elle pas un rao-