tif suffisant pour lui faire croire à son innocence ?Pourquoi ne s’être pas informé, auprès de tantde personnes versées dans la connaissance des af-faires d’Allemagne, et qui ont résidé long-tempsà Paris, des circonstances d’un crime aussi noir ?Des rapports qui existent entre les individus quisont impliques dans cet attentat? Les renseigne-mens qu’il eût obtenus lui auraient clairementdémontré que cette inculpation d’empoisonne-ment n’avait pas l’ombre de vraisemblance; quece n’était qu’une de ces calomnies déposées dansles archives d’une police, dont M. de Bour-rienne a dévoilé tant d’infamies, ou qu’elle nedevait être attribuée qu’à l’exaltation du cer-veau du jeune La Sabla, excitée surtout parla souffrance que lui causait une horrible bles-sure. J’ai obtenu, depuis que les Mémoires deM. de Bourrienne ont paru, des détails concer-nant ce malheureux jeune homme (détails queje tiens de sa famille) qui le représentent commebon, mais faible, bizarre, irritable, plein du dé-sir d’illustrer son nom ,sans posséder les moyensd’y parvenir.
M. de Bourrienne a donc manqué aux devoirsqu’ils 'est lui-même imposés commehistorien; àceux d’homme d’état, comme à ceux d’homme