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Tome deuxième.
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l’erreur quand il prétend que j’ai été, en 1814,ministre de Prusse et membre de ce cabinet.J’ai été éloigné, en 1808 par Napoléon, du ser-vice du roi, et je n’y suis pas rentré depuis.

Je le demande à M. de Bourrienne, quel motifpouvais-je avoir de faire empoisonner M. deMongelas? Quelle influence aurait eu sur lesgrandes questions politiques qui furent agitéesdans le courant de l’automne de 1814 et duprintemps de i8i5, questions qui intéressaientles destinées futures delà Saxe et de la Pologne,quelle influence, dis-je, aurait eu sur ces ques-tions l’empoisonnement d’un ministre bava-rois?

Le prince de Metternich a pourtant , aucommencement de l’hiver de i 8 i 5, fait con-naître à ce même M. de Stein, contre lequelil était, dit-on , indigné et courroucé au plushaut degré, la satisfaction de l’empereur poursa bonne conduite, en lui accordant, au nomde ce monarque , le grand-cordon de Saint-Étienne.

Il faut ignorer la situation politique de l’Eu-rope en i8i5, et pourtant être poussé par ledésir d‘en paraître instruit, ainsi que par lamanie de compiler des anecdotes surannées,