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■ à M. de Metternich pour obtenir une déclaration■■ sur l’affaire de La Sabla. Ce prince, quoique ab-sorbé par son ministère et plongé dans la plusvive douleur par la perte toute récente d’un bisadoré, ne tarda pas à répondre. Voici sa lettre :
Mousieur le baron,
Le passage des Mémoires de M. de Bourriennequi a attiré l’attention de M. le baron de Stein,a produit sur moi le même effet. Je n’ai jamaisi connu d’individu appelé La Sabla, ni personnel-i lement, ni de nom. Jamais, sous quelque nom; que ce soit, il n’est venu cliez moi d’individuqui ait prêté à M. le baron de Stein un proposayant le moindre rapport avec le passage en ques-tion des Mémoires de M. de Bourrienne.
J’honore l’indignation dont M. de Stein estpénétré. Il existe telle inculpation qui blessel’honneur et qui est considérée comme vraie,dès qu’elle n’est pas démentie, par la plupart deslecteurs qui ontquelque penchant à la crédulité.On doit les désabuser, et la nécessité en estd’autant plus pressante, que l’erreur se trouvedans un ouvrage tel que celui de M. de Bour-rienne, qui porte un caractère tout-à-fait