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Tome deuxième.
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« Une fois maîtres de la place, on ordonna auxeommandans d’un brigantin et d’un cutter quise trouvaient dans le port, de nous fournir desmatelots et les moyens de mettre en état unesoixantaine de bâtimens de transport qui yétaient également, en leur insinuant que nousdevions passer à Langeland d’après les ordres duprince de Ponte-Corvo. Mais ces valeureux offi-ciers s’y refusèrent témérairement en soutenantqu’ils ne pouvaient permettre la sortie, de cestransports, et en menaçant de faire feu sur eux,ainsi que cela était leur devoir. La sommationfut répétée jusqu’à trois fois; le gouverneur leurécrivit pour les faire changer d’avis ; enfin onchargea et on pointa contre eux les canons destrois batteries voisines, en les menaçant lesmettre en pièces; mais ils refusèrent encorede céder. Nous avions à cette époque, dans laplace, le capitaine Graves, du navire le Bruns-wick, qui fit, par le télégraphe, les signauxconvenables à son amiral, et bientôt une cor-vette, un brigantin et plusieurs canonnières en-trèrent dans le port et intimèrent aùx comman-dans danois, que s’ils ne s’opposaient pas à lasortie des troupes, et s’ils ne faisaient pas feusur les bâtimens de transport, il ne leur serait