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Tome deuxième.
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acharnement qu’il a cherché à le représentercomme une juste représaille de la haine impla-cable qui lui avait vouée le prince d’Eckmühl etdes persécutions qu’il lui avait suscitées. Il yavait une telle disproportion entre l’existencepolitique de l’un et celle de l’autre, le ma-réchal pouvait tant, et M. de Bourrienne si peu,que cette haine n’est guère probable. Il est vraique toute sa vie le maréchal a témoigné une aver-sion prononcée pour les intrigans et les fripons ;mais la conscience de M. de Bourrienne devait lerassurer, et s’il a pris ce sentiment pour une ani-mosité personnelle, certes, la faute en est à lui etnon pas au prince d’Eckmühl.

Au reste, il donne à cette haine une originepassablement ridicule; il raconte qu’à son retourde Marengo, le premier consul reçut en audienceparticulière et secrète le général Davout, quirevenait d’Egypte : « Etonné, dit il (r), de la lon-gueur de la conversation, je dis immédiatementaprès à Bonaparte : Comment avez-vous pu restersi long-temps avec un homme que vous aveztoujours appelé une f.... bête? — Mais je ne(i) Tome îv, page 593.