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le connaissais pas bien, il vaut mieux que sa ré-putation; vous en reviendrez aussi. — Je ne de-mande pas mieux. — Le premier consul, très-in-discret, comme on sait, s’empressa de rapporterà Davout mon opinion sur son compte. Sa hainecontre inoi ne mourut qu’avec lui, etc. »
U est douteux qu’on se permît avec le premierconsul ce ton de corps-de-garde ; ceux qui l’ontconnu, non pas seulement dans l’exercice de satoute puissance, mais dans sa vie intérieure, sa-vent à quelle distance il tenait ceux qui l’entou-raient , et que, quoique sa bonté allât parfois jus-qu’à la faiblesse, cependant des licences de gestesou de propos étaient ce qu’il tolérait le moins.Dans tous les cas, il eût fallu que le général Da-vout fut singulièrement vindicatif pour conser-ver jusqu’à sa mort le ressentiment d’un proposqui ne lui avait nui en rien, et qui, en définitive,ne faisait tort qu’au premier consul, puisque, sui-vant M. de Bourrienne, il venait de lui.
Voici, au surplus, comment le premier consuls’exprimait sur le compte du général Davout, enannonçant dans le Moniteur du 9 mai 1800, sonarrivée et celle du général Desaix à Toulon. « Les