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Tome deuxième.
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n’ont point de souvenirs pour les bienfaits qu’ilsont reçus, et qui regardent l’amitié comme unechose passagère, que j’ai voulu ne pas augmenterle nombre des détracteurs, en m’empressant deprésenter au public la vérité dans tout son jour.En repoussant des attaques faites avec partialitécontre le général Leclerc, je satisfais à la justicequi lui est due, en même temps que je rends unhommage mérité à sa mémoire qui me sera tou-jours chère.

i° 4 ra * volume, page 3o8.

« Je reviens à la fin de 1801, époque de l’expé-« dition contre Saint-Domingue. Lorsque le pre-« mier consul m’eût dicté pendant une nuit pres-« que entière les instructions pour cette expédition,« il fit venir le général Leclerc, et lui dit en ma« présence : Tenez, voilà vos instructions , vous« avez une belle occasion de vous enrichir; allez« et ne me fatiguez plus de vos éternelles demandes« d’argent. »

Des trois personnages présens à cette conver-sation, un seul est encore existant, c’est M. deBourrienne. Je ne puis donc qu’en appeler à sessouvenirs; malgré mon désir de le croire, je ne