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Tome deuxième.
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saurais me défendre d’un doute sur la sincéritéde son assertion; sa mémoire l’aura encore malservi cette fois, elle me met dans la nécessitéd’entrer de nouveau dans la lice, comme défen-seur d’un homme qui fut mon chef et eut de l’a-mitié pour moi. J’agis dans cette occasion commele feraient ses frères s’ils étaient encore vivans.D’ailleurs, l’attaque est trop vive, elle est faiteavec trop d’amertume, le caractère honorable dugénéral Leclerc est présenté au public d’une ma-nière trop contraire à la vérité, pour qu’uneréponse prompte et négative n’y soit pas faite.Qui peut croire qu’un langage si dur, si insultanta été tenu par le général Bonaparte, et a pu êtreentendu de sang-froid par son beau-frère?

Certes, ceux qui ont connu le général Leclercpendant sa carrière politique et militaire, ceuxqui l’ont approché à Saint-Domingue, ont con-servé de lui un souvenir tout différent de sondésintéressement et de sa probité. Personne plusque lui ne devait être à l’abri d’une pareille accu-sation ; sa vie a été sans tache; et, quant à safortune, sa veuve, qui montra tant de couragelors de l’attaque du Cap, ne rapporta de Saint-