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fonctionnaires de l’administration avec le premierconsul et le ministre delà marine. Il est donc in-juste, déraisonnable de rejeter sur le compte du gé-néral Leclerc toutes les fautes qui se commirent àSaint-Domingue, et les malheurs qui s’en suivirent.
A l’époque où ces instructions furent rédigéesà Paris, l’homme qui devait être essentiellementconsulté fut à peine entendu. Cet officier était lechef de brigade Vincent, que Toussaint-Louver-ture avait envoyé auprès du premier consul pourlui faire des communications importantes. Ilétait depuis peu en France, et connaissait parfai-tement la situation de la colonie, aux destinéesde laquelle il avait depuis long-temps fait le sacri-fice de son repos. On lui parla de l’intention oùl’on était de faire l’expédition de Saint-Domingue,des moyens qu’on voulait employer pour la ten-ter; il ne fut pas satisfait de ce qui lui fut dit à cesujettes observations qu’il fit déplurent; on nevoulut point croire à ses prédictions qui malheu-reusement s’accomplirent; on eût de l’humeurcontre lui ; en définitive, il fut éconduit, et ne futpas même employé dans l’armée destinée à fairerentrer Saint-Domingue dans l’obéissance.