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Le premier consul avait trop à coeur de fairerentrer Saint-Domingue dans le devoir, et dési-rait trop le succès de l’armée, pour laisser penserque, s’il n’eut reconnu à son beau-frère les talenset la capacité de bien remplir l’emploi de géné-ral en chef, il lui eût confié ce commandement.Le général Leclerc n’était ni un des plus jeunesgénéraux, ni un des plus nuis de l’armée. Lorsdes brillantes campagnes de Bonaparte en Italie,il remplit suceesivement les emplois d’adjudant-commandant, sous-chef d’état-major de l’arméeet de général de brigade. Au départ du généralBonaparte d’Italie pour le congrès de Rastadt, legénéral Berthier fut nommé général en chef del’armée. Leclerc devint son chef d’état-major.Plus tard, le directoire lui confia le commande-ment supérieur dans Lyon avec des pouvoirs ex-traordinaires, et le ministre de la guerre lui écri-vait à ce sujet : « Dans tous les cas, vous êtes« toujours sûr de mon approbation ; n’êtes-vous« pas de ce petit nombre auquel ori peut confier,« sans inconvénient, les pouvoirs les plus illimités ?»Le directoire fut très-satisfait de la conduite dugénéral Leclerc, qui sut remplir son mandat avec
T. II.
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