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Tome deuxième.
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Le premier cousul était lui-même accablé de sol-licitations, et ne savait plus à qui entendre. Tousles généraux les plus distingués réclamaient avecchaleur cks commandemens. Le ministre de lamarine était dans la même position que celui dela guerre. Il était assailli de demandes, non-seu-lement pour des emplois dans la marine, maisaussi pour les places qui étaient à sa nominationdans les différentes administrations de la colonie.Tous les colons réfugiés en France voulaient ac-compagner nos soldats, tant ils avaient l’espoirque leur valeur, secondée par les bonnes disposi-tions du chef qu’on leur avait donné , auraitbientôt reconquis la colonie où ils seraient remisen possession de leurs habitations. La meilleureréponse, au surplus, à faire à M. de Bourrienneest de l’engager à aller examiner avec attention etscrupuleusement dans les archives des différensministères, les nombreuses demandes d’emploisfaites à l’occasion de l’expédition de Saint-Do-mingue, et les nombreuses félicitations que re-çut alors le chef du gouvernement, sur sa volontéde faire rentrer la colonie dans l’obéissance. Jepuis joindre à toutes ces preuves l’opinion ma-