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citée plus haut, savoir : « que tous ceux que le« général Bonaparte consultait sur l’expédition,« cherchaient à le dissuader de l’entreprendre. »
Malgré la répugnance que j’ai à me mettreen scène, et la défiance où j’ai toujours été surmes notions, quelques sûres qu’elles puissent êtresur les e'vénemens d’alors, je vais cependant es-sayer de faire connaître au public les faits telsqu’ils se sont passés sous mes yeux, faits auxquelsj’ai participé, et lui présenter des éclaircissemensqui le mettront à même de juger l’assertion deM. de Bourrienne.
Placé dans cette circonstance à la tête de l’ad-ministration de l’armée par le premier consul,en qualité de commissaire-ordonnateur en chef,je puis donner tous les détails des mouvemens quiprécédèrent le départ de l’expédition. A raison demes fonctions, j’eus l’honneur à cette époque devoir plusieurs fois le premier consul et souventles ministres, pour recevoir leurs instructions.J’avais des conférences fréquentes sur l’expéditionqu’on allait entreprendre; ma mémoire me sertassez bien, pour me rappeler tout ce qui me futdit. J’ai le souvenir très-présent des nombreusesfélicitations que je reçus sur ma nomination. Je