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remarquai surtout avec plaisir l’accord unanimequi se manifestait chez tous les hommes en place, etchez tous les généraux les plus distingués de l’arméeque je voyais habituellement, et parmi lesquelsplusieurs avaient pour moi une véritable et sin-cère amitié, pour augurer favorablement du ré-sultat de l’entreprise que l’on était à la veille defaire sur Saint-Domingue. Je fus complimenté etfélicité de bon cœur, par beaucoup d’entr’eux, surl’avantage que j’avais d’être le chef de l’adminis-tration d’une armée qui était appelée à faire ren-trer dans l’obéissance et à rétablir l’ordre dansla plus belle et la plus importante de nos colo-nies. Dans le nombre des personnes dont je reçusles vœux et les complimens, je ne dois pas ou-blier M. de Bourrienne, lui dont l’opinion setrouve ici en contradiction avec la mienne, maisqui n’en daigna pas moins me féliciter vivement,me témoigner avec,cette amitié qu’il avait alorspour moi, tout l’intérêt qu’il prenait à ma nou-velle position. Je n’ai point oublié qu’il occupaitalors un emploi, qui le mettrait à même de mieuxconnaître que personne l’opinion que le pre