Band 
Tome deuxième.
Seite
271
JPEG-Download
 

—li-

ment où la guerre avec l’Angleterre fut déclarée.Jusqu’à cette fâcheuse époque, l’armée avait reçude nombreux renforts, et on avait vu arriver dansles ports de la colonie un bon nombre de bâti—mens marchands venant de ceux de France.

Ne cherchons point à assigner d’autres causesà la non-réussite de l’expédition de Saint-Do-mingue que les deux suivantes : La première, cefut l’effrayante fièvre jaune qui détruisit en sipeu de temps une armée si brave , si nom-breuse, qui, en moins de dix-liuit mois, perditplus de vingt officiers - généraux ou adjudans-généraux, quinze cents officiers, sept cent cin-quante officiers de santé, trente-cinq mille sol-dats, huit mille matelots de la marine militaire etmarchande, deux mille enployés civils, trois milleblancs venant de France. Quand on pense que,sur cette masse effrayante, à peine quatre millehommes avaient été tués dans les combats, ouétaient morts de leurs blessures, on dira avecnous qu’il serait difficile de trouver dans l’histoiremoderne l’exemple d’une destruction aussi ra-pide et aussi grande, en raison du temps et dunombre. La seconde cause fut tout simplement