Band 
Tome deuxième.
Seite
270
JPEG-Download
 

— 270 —

mier consul pouvait avoir de mes services, et qu’ilvoulut bien me la faire connaître.

Je me souviens aussi parfaitement que tout lecommerce de France attendait avec impatiencele départ de cette expédition ; je reçus alors, debeaucoup de bons négocians, des propositionspour l’approvisionnement de l’armée e! la pro-messe d’envoyer à Saint-Domingue, pour les be-soins de ce pays et pour ceux de nos soldats, desbâtimens chargés de tout ce qui serait nécessaire.Ce que j’avance est tellement vrai, que peu detemps après notre débarquement, les bâtimensmarchands français arrivèrent en grand nombre,chargés, non-seulement de ce qui était utile pourle service de l’armée et les besoins des habitansde la colonie, mais encore d’une quantité d’objetsdont on pouvait se passer. Et ce qui prouve deplus en plus qu’on espérait en France, soit dansle gouvernement, soit dans les villes de com-merce, que la conquête de Saint-Domingue neserait nullement douteuse, c’est que les envoisd’hommes de la part du premier et les arinemensmercantiles des secondes ne cessèrent qu’au mo-