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ces généraux et ces troupes de l’influence quepouvait avoir conservée sur eux leur ancien chef.Cette accusation aussifausse qu’absurde est facileii détruire. Il suffira, pour s’en convaincre, dejeter les yeux sur la composition de cette armée,à l’époque de son départ. On verra que les géné-raux et les troupes avaient été tirés de toutes lesarmées, et qu’à peine un quart avait servi dansles dernières campagnes du Rhin, sous les ordresdu général Moreau. Pour mettre le public à mêmed’apprecier à sa juste valeur, cette infâme calom-nie, je vais citer les noms des généraux de divisionet les armées auxquelles ils avaient appartenuen dernier lieu.
Le général Dugua, chef de l’état-major généralde l’armée, et le général Boyer, sous-chef, arri-vaient de l’année d’Egypte.
Le général Rochambeau, servait sous le géné-ral Suchet dans la rivière de Gênes.
Le général Boudet, était à Marengo, comman-dant une division sous Desaix.
Le général Desfourneaux, avait été fait prison-nier par les Anglais,en allant en Egypte.
Les généraux Hardy et Debelles étaient des