CHAPITRE Y.
Négociations de Prague et de Chàtillon.
Il y a loin de l’expédition de Saint-Domingueàla campagne de Saxe; de l’insurrection desNoirs*,que nous menacions de T esclavage, à celle despeuples du Nord, que nous voulions dépouillerde leur dernier écu; mais telle est la masse desiniquités dont, grands et petits, nous nous som-mes rendus coupables, telle est surtout celle duchef qui nous avait associés à ses attentats , quevouloir les suivre une à une est impossible. Bor-nons-nous donc à discuter les principales. Etcomme le plus grand crime dont un souverainpuisse se rendre coupable envers sa nation, estune guerre entreprise sans nécessité, continuéesans but; que les dévastations les plus odieuses,dont une armée puisse devenir complice, sontcelles qu’une lutte sans objet traîne après elle ;voyons si l’empereur était dominé par cette pas-sion des armes que lui attribuent les Mémoires;s’il a en effet repoussé la paix, si nous avons eutort de le soutenir. Suivons la narration deM. deBourrienne :