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campésàEssonne. L’empereur voulut les voir.Hse rendit au milieu d’eux, et visita leurs po-sitions. Le colonel Fabvier venait d’arriver. Ille manda et apprit de lui tout ce qui s’était passédans la capitale. Il regagna immédiatementFontainebleau, et me dicta l’ordre du jour quisignalait à l’armée les coupables manœuvres quinous ont perdus.
Je ne sais quelle impression cette pièce pro-duisit sur quelques généraux, mais je puis as-surer, sans craindre qu’aucun de mes camaradesme demente, qu’elle répandit dans nos rangs uneardeur dont il y a peu d’exemples. On demandaità marcher sur Paris, on était impatient de fairejustice des traîtres, de joindre l’étranger et dele chasser de la capitale. L’exaltation était ex-trême, on était tellement, outré de voir Parisdans les mains des alliés que quelque fut la dis-proportion des forces, il est difficile de dire cequi fut arrivé, si l’empereur, profitant du pre-mier feu qui animait les troupes, eût marchédroit à l’ennemi , mais le voisinage de Parisproduisit son effet. Les sollicitations de toute es-pèce n’avaient pas cessé ; lorsqu’on voulut tirerparti de l’élan des troupes et des jeunes officiers,on ne trouva plus que froideur dans les chefs.Chacun d’eux avait des honneurs, une fortune à