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Tome deuxième.
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ces en Alsace et en Lorraine. La belliqueusepopulation de ces contrées n’attendait qu’unsignal pour se lever en masse. Avec son se-cours et les ressources que renfermaient lesplaces , nous pouvions faire un tort infini auxalliés. L’empereur ne jugea pas que ce fut là cequ’il y avait à faire. Il préféra rester à Fontaine-bleau avec la tête de ses troupes et appuyer sesmasses sur Orléans. « Tant que je serai ici, me dit-il, les intrigans de Paris n’oseront pas bouger. »J'e3saya|pe lui faire sentir les inconvéniens queprésentait cette résolution , surtout ceux quitenaient à l’artillerie dont j’étais spécialementchargé. Je lui représentai que les calibres desbatteries organisées ne permettaient pas de faireusage des projectiles que nous trouverions danscette partie de la France. Je laissai même percerla crainte que le voisinage de Paris ne détrem-pât le moral de quelques généraux qui avaientla plupart leurs familles, leurs affections danscette capitale. L’empereur avait une meilleureopinion de ses lieutenans, il était convaincuqu’ils comprenaient tous la question qui se dé-battait ; il repoussa les pressentimens. Il re-vint plus tard de son erreur, mais alors son il-lusion était entière.

Les corps de Marmont et de Mortier étaient