PREMIÈRES ANHÉF.S. --CHAPITRE I. <}
pour la république de Florence de la célèbre paixqu’elle signa avec le cardinal Latino. Elle a tou-jours été reconnue pour telle par ceux des Bona-parte qui demeurent en Toscane. Le suppliant,guidé par ces motifs et par le désir de reconnaîtreson ancienne patrie, n’a pas hésité de recourir à laclémente puissance de Votre Altesse Royale, pourlui demander humblement la permission de revêtirles insignes de l’ordre de Saint-Étienne, afin que,honoré de cette décoration nouvelle, il ait à l’a-venir de plus fréquentes occasions de prouver lavénération et la fidèle obéissance qu’il doit à latrès-respectable personne de votre altesse royale,ainsi qu’à son auguste famille l . »
Napoléon a commencé ses mémoires par lesiège de Toulon. Avant d’aborder cette époque,nous rapporterons, touchant les premières annéesde sa vie, les traits caractéristiques qu’il a recon-nus comme vrais, ceux qu’il a lui-même racontés,ou enfin ceux qui sont puisés à des sources dignesde foi.
«Dans mon enfance, dit-il 2 , j’étais entêté, rien
1 Voici la réponse qui fut donnée à cette demande :
«Le Conseil de l’ordre, considérant que la demande est adressée parun individu de nation étrangère, et que le nombre des chevaliers nonindigènes, fixé à quatre-vingts paf un motu proprio de son Altesseroyale du 8 mars 1786, est déjà outre-passé, s’en réfère à l’autoritésouveraine. »
La note suivante fut apposée à la suite de cette délibération r« Son Altesse royale ordonne que le suppliant soit admis à fournirles preuves de sa naturalité en Toscane, et qu’on lui représente l’af-faire. » 10 Septembre 178g.
1 Antomarchi, tome I, page 35 a .