Band 
[Tome V.]
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GUERRE d’ÉGYPTE. -— CH AP. X. I2Q

Le maintien de la tranquillité dans l’intérieurdu pays exigeait aussi des postes fortifiés, capablesd’imposer aux habitans , et de Servir de retraiteaux détachemens français.

Bonaparte détermina d’après ces principes lecentre des opérations et des dépôts de l’armée jles postes extrêmes et les postes intermédiaires jil établit sur le Nil une marine capable de proté-ger les mouvemens et les transports. Les travauxde fortification furent fort difficiles à organiser ;méthodes de construction, moyens d’exécution etde transport, tout était différent des usages eu-ropéens. Il fallut fabriquer des outils ; les soldatspouvaient difficilement y être employés. Les Égyp-tiens y venaient avec peine. Cependant, malgrétous les obstacles, les fortifications s’élevèrentpartout avec une rapidité qui les surprit, et fitune grande impression sur eux.

Considérée par les Égyptiens comme donnantà celui qui l’occupe^la domination sur le pays,centre du gouvernement et du commerce, la villedu Kaire se présentait naturellement par sa posi-tion comme le centre de toutes les opérations mi-litaires , et où la réserve, les hôpitaux, les maga-sins, les ateliers, les administrations généralespouvaient être en sûreté. On trouva les conditionsnécessaires à une capitale militaire dans l’ensem-ble du Kaire , de Boulaq, du Vieux-Kaire , de Gi-zeh et de l’ile de Roudah. Elle fut choisie pourêtre le lieu du rassemblement d’où l’armée pour-rait se porter sur les points où sa présence seraitnécessaire. Son étendue et sa population ne per-

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