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[Tome V.]
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20G HISTOIRE DE NAPOLÉON BONAPARTE.

perdue et employée à défendre contre ses atta-ques les tours de la ville assiégée. Alors il ne putespérer de la réduire que lorsque le second con-voi, conduit par le contre-amiral Perrée, seraitarrivé.

Du reste , Grézieux ne reçut point cette lettre.Attaqué de la peste et frappé de terreur, cet offi-cier s’était renfermé dans une chambre, d’où ilne communiquait que par un trou. Ces précau-tions avaient été inutiles ; son moral était si af-fecté qu’il mourut le lendemain.

En donnant des nouvelles de l’armée à Mar-mont, le général en chef lui écrivait : « J’espèreque vous n’aurez pas perdu un instant pour l’ap-provisionnement d’Alexandrie, et que vous serezen mesure pour recevoir les ennemis, s’ils se pré-sentent de ce côté. Je compte , dans le mois pro-chain , être en Égypte, et avoir fini toute monopération de Syrie \ »

Malgré leurs faibles ressources en artillerie eten munitions, les assiégeans battaient toujours enbrèche. Ils parvinrent à faire sauter une partiede la contrescarpe. Le général en chef essaya defaire loger quelques grenadiers dans la grossetour carrée ; mais les assiégés l’avait tellement en-combrée qu’on ne pût y parvenir. On attendit desrenforts d’artillerie et de munitions , et on poussa«ne mine sous la tour pour la faire sauter.

Djezzar avait souvent essayé des sorties pourtroubler les travaux des assiégeans ; toutes avaient

•* Lettre du 19 germinal.