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[Tome V.]
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GUERRE d’ÉGYPTE. - CHAP. XI. 2O7

échoué. Le 18, à la pointe du jour , il ordonnaune sortie sur trois colonnes. En tète se trouvaitun détachement anglais tiré des équipages de Skl-ney Smith. L’ennemi s’avança sous la protectionde l’artillerie des remparts , servie par des ca-nonniers anglais. Les trois colonnes attaquèrentavec vigueur les premiers postes et les travauxavancés. Les détachemens qui gardaient ces ou-vrages , trop inférieurs pour soutenir leur choc ,se replièrent ; mais l’artillerie française dirigeades places d’armes et des parallèles un feu si biennourri sur les Musulmans, que leurs premiersrangs furent renversés Les deux colonnes dedroite et de gauche regagnèrent les remparts.Celle du centre s’obstina seule à marcher enavant. Elle était conduite par le capitaine anglaisThomas Asfield, et devait s’emparer de l’entréedu rameau de mine. Asfield s’avançait rapide-ment, à la tête de quelques soldats de sa nation ,à travers une grêle de balles et de mitraille ; iltouchait l’entrée de la mine, lorsqu’il tomba mortaux pieds des siens. Ce fut le signal d’une déroutecomplète. Les soldats anglais et musulmans per-dirent toute audace et rentrèrent précipitammentdans la ville, laissant le terrain couvert de leursmorts et de leurs blessés.

On a accusé Bonaparte de s’être réjoui en voyanttomber cet officier sur le champ de bataille, et des’être fait apporter son corps , croyant que c’étaitcelui de Phélippeaux. Cette assertion est fausse,et ne peut être la matière d’un reproche.

On connaissait les talens, la bravoure de Plié-