guerre d’égypte. —. chap. xi. 21 3qu’une grande armée débordait avec fracas partous les points de la Tibériade ; que ses princi-paux débouchés étaient les ponts de Jacoub et deMedjameh, et le lieu de ralliement Tabarieh,où elle axait réuni ses magasins. Les habitans dupays disaient qu’elle était aussi nombreuse queles étoiles du ciel et les sables du désert. Kléberla fit reconnaître de nouveau ; il fut instruit pardes rapports exacts , qu’elle était composée desNaplousains , des janissaires de Damas et d’Alep ,des Arabes des différentes tribus de la Syrie , etqu’elle s’élevait au moins à 30,000 hommes , dontplus de 20,000 cavaliers. La renommée la por-tait à 40 ou 50,000 hommes. Il reçut aussi la con~firmation d’un bruit qui avait déjà circulé dansl’armée française.* Une dissention avait éclaté
a
entre les Mamlouks d’ibrahim et les janissaires.Après plusieurs démêlés, où le sang avait couléde part et d’autre, ci; bey avait séparé son campde celui du pacha de Damas, et refusait de prendrepart à ses opérations..
En envoyant ces nouvelles au général en chef,Kléber lui annonçait son dessein de marcher àl’ennemi , et le priait de lui faire passer des ren-forts et des munitions pour le mettre en état d’o-pérer avec succès. Bonaparte fit partir Murat à lala tête de 1,000 hommes d’infanterie et d’un corpsde dragons, avec ordre de se porter à marchesforcées sur le pont de Jacoub et de s’en emparer ;de débloquer le fort de Salï'et, et d’opérer , s’ilétait possible, sa jonction avec Kléber, aux ordres