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[Tome V.]
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guerre d’égypte. — chap. xr. iLfi

en personne. Mais après avoir sauvé la vie à cegénéral, à la bataille du Mont-Thabor, Bonapartene voulant point risquer de perdre, dans un assautincertain , une tête qui lui était si chère, envoyadire à Kléber de revenir près de lui. Le chef debrigade Venoux eut ordre de le remplacer. Avantde partir pour ce poste honorable, il dit au gé-néral Murat, son ami : « Si ce soir Acre n’est pasprise, sois assuré que Yenoux est mort ». Il menales troupes à la brèche. Cet assaut, où l’on fit depart et d’autre des prodiges de valeur, fut aussiinfructueux que les précédens pour les Fran-çais. La nouvelle enceinte de Saint-Jean-d’Acrene put être forcée 5 mais quand les soldats rentre*rent au camp, Yenoux n’était plus : fidèle à sapromesse , il avait péri de la mort des braves encombattant sur les remparts.

Dans les trois derniers assauts, les Françaiseurent environ 5oo blessés et plus de 3oo tués,parmi lesquels l’adjudant-général Fouler, les of-ficiers d’état-major Netherwood, Pinault, Mon-patris, Gerbaud et Croisier, aide-de-camp deBonaparte. Dans les sorties que tenta l’ennemi, etmême dans les assauts, les Français firent ungrand nombre de prisonniers.

« J’ai été parfaitement content de l’armée, écri-vit Bonaparte au Directoire : dans ces événemens,et dans un genre de guerre si nouveau pour lesEuropéens, elle fait voir que le vrai courage etles talens guerriers ne s’étonnent de rien et ne serebutent d’aucun genre de privation. Le résultatsera, nous l’espérons, une paix avantageuse , un