GUERRE d’ÉGVPTE. - CHAP. XI. 2Ô9
en Égypte. Des trois buts 1 qu’il se proposait enportant la guerre en Syrie , les deux premiersétaient remplis.
i°. Il avait assuré la conquête de l’Egypte enoccupant la forteresse d’El-Arych ; par là il met-tait une armée ennemie, qui s’avancerait par terrecontre l’Égypte, dans l’impossibilité de rien com-biner avec une armée européenne qui viendraitsur les côtes.
2 °. Il avait obligé la Porte à s’expliquer. Parles divers arméniens qu’elle avait dirigés contrelui, il ne pouvait plus douter que son intentionne fût d’expulser les Français de l’Égypte. Il avaitdétruit l’armée de Djezzar-Pacha à El-Àrycli, àJaffa, à Qaqoun et sous Saint-Jean-d’Acre. Il avaitdétruit celle du pacha de Damas aux combats deNazareth, de Loubi et à la brillante journée duMont-Thabor.
3°. Il avait soumis à ses armes la Palestine et laGalilée , et par là privé les Anglais des ressourcesqu’ils tiraient de ce pays. Il voulait en faire uneprovince française; du moins la nomination deMenou au gouvernement de la Palestine ne per-met pas d’en douter. Mais tous ces résultats étaientprovisoires , et le troisième but de Bonaparte nepouvait être rempli que lorsque la chute de Saint-Jean-cl’Acre aurait mis le sceau à sa nouvelle con-quête.
Ce boulevard de la Syrie arrêtait les Français
* Yoyez dans la lettre de Bonaparte au Directoire, du 22 plu-viôse, au commencement du chapitre, quels étaient ses buts.
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