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[Tome V.]
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GUERRE D’ÉGYPTE. CHAP. XII. 313

Il marcha rapidement sur Syout avec Friant pourne pas donner le temps à Mourad de se réunirà Elfy-Bey, ou pour les combattre s’ils étaientdéjà réunis. Il apprit en route que Mourad-Beyétait parvenu à soulever un grand nombre depaysans. On se trouva en présence à Souhama,le 4, Friant divisa aussitôt sa troupe en trois dé-tachemens pour envelopper l’ennemi et l’empê-cher de gagner le désert. Cette manoeuvre eut unsuccès complet ; en un instant, i ,000 de ces pay-sans furent tués ou noyés. Le reste eut beaucoupde peine à s’échapper, et abandonna 5 o chevaux.Les Français ne perdirent pas un homme.

Le lendemain , les Mamlouks furent poursuivisde si près que Mourad-Bey, accompagné seule-ment de i 5 o hommes, se décida à se retirer versles oasis. Les autres firent mine de s’enfoncerdans le désert, et marchèrent vers Syout où De-saix ari-iva peu de temps après eux. À son appro-che , Elfy-Bey repassa le Nil et retourna dans lapetite oasis d’A c h min ; quelques kachefs et Mam-louks de Mourad-Bey l’y suivirent, ainsi qu’Os-man-Bey-Jeddaoui ; les autres se jetèrent dans lesdéserts au-dessus de Beny-Adyn , où ils éprouvè-rent les horreurs de la faim ; beaucoup désertèrentet vinrent à Syout; d’autres se cachèrent dans lesvilla ges , vendant leurs armes pour vivre : ils seréunirent ensuite aux Français.

Le schérif Hassan venait de recevoir un secondconvoi qui le renforçait de i, 5 oo hommes. Lesdébris du premier le rejoignirent. A peine furent-