GUERRE d’ÉGYPTE. - CHAP. XV. 4 2 7
chef à confisquer leurs bâtimens et à mettre lesscellés sur leurs magasins ; que cependant il vou-lait bien leur accorder une faveur particulière etne point les comprendre dans cette mesure géné-rale; mais qu'il avait besoin de 24,000 aunes dedrap pour habiller l’armée; qu’ils eussent à lesconsigner de suite, soit à Alexandrie , soit à Ro-sette, au commissaire des guerres qui les feraitpasser en toute diligence au Kaire ; qu’elles y se-raient estimées et payées au maximum de 18 francsFaune; qu’un de ces négocians , chargé de pou-voirs dès autresse rendît au Kaire pour conféreravec l’ordonnateur en chef, et s’arranger pour lemode de paiement. « Si, au lieu de se prêter debonne grâce a cette mesure , ajoutait Bonaparte ,ces messieurs faisaient les récalcitrans, le scellésera apposé sur leurs effets, papiers et mai-sons ; ils seront mis dans une maison de sûreté ;vous ferez abattre les armés de l’empereur etcelles de Toscane, et vous en donnerez avis àl’ordonnateur de la marine pour qu’il confisquetous leâ bâtimens appartenant aux Impériaux,Toscans et, Napolitains’ je'préfère la premièremesure a la seconde \ »
Depuis soit entrée en Egypte, le général enchef n’avait point cessé-de s’occuper des scienceset dès arts. Ce grand objet était toujours présentà sa pensée , avant ou après la victoire, soit qu’ildirigeât les opérations militaires, soit qu’il médi-tât des mesures administratives et politiques.
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