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des sucres bruts et raffinés ...... Fr, 5,909,180 **)
« soieries , . 4,439,230
« café. 3,779,257 °°)
En Angleterre on compte 1, 9 Livre d’élofFe de coton par tête annuellement. Ferber calcule pour la PrusseO, 87 Livre, D. C. F. W. Dietnci, compte pour les Etats de l’Union douanière une consommation de o, 81 Livrespar tète. En Suisse elle est certainement et incomparablement plus forte.
*) Nous nous permettons de joindre ici, quelques observations sur la consommation de sucre comparativement à celled’autres pays.
La consommation totale de sucre en Europe a été portée en 1835 à 9 millions de quintaux ce qui pour une popu-lation de 220 millions d’habitants, fait 4*4 liv. par tète.
L’Union des douanes Allemandes, avec une population d’environ 25 millions d’habitants a consommé en 1835,860,000 quintaux de sucre brut, la Prusse avec une population d’environ 13 millions, 598,3o4 quintx.
La Suisse a importé dans les années 183g et l84o en moyenne $36,779 quint*. de sucre. En admettant que cettequantité ait été consommée en entier en Suisse, cela fait pour une population de 2,190,268 habitants une consomma-tion d’un peu plus de 6 liv. par tête.
Le Docteur C. F. Nebenius (1 Union des douanes Allemandes) a calculé la consommation de sucre en France pendant lesannées 1829—1832, à 2 Kilogrammes par tete ; il a supputé la consommation de sucre à Paris à 17 %q Kilogrammes ; déduc-tion faite de cette forte consommation à Paris, elle se réduit pour la population du reste du pays à iy i0 Kilogr. par tête.
Mais en général la population des villes en France consomme la moitié de la totalité du sucre. Le D r . G. T. W. Dietrici,calcule, la consommation de sucre en France, aussi à 4 liv. ou 2 Kilogr. savoir i. 3 liv, de sucre des Indes, et2-2liv.desucre indigène. En 1841 , la consommation de sucre doit s’être élevée en France à 12o millions de Kilogrammes, dont 75millions Kilogr. des colonies françaises , ce qui fait une consommation de 3 ^Kilogr. par tête (v. Journal des Débats du28 Janvier 1842).
JNebemus porte la consommation de sucre en Prusse, dans les années 1829—1831 à 2 8 / 10 KiIogr. ; calcul qui s’accordeassez avec celui de Dietrici.
Pour Baden, Nebenius admet une consommation de sucre de 3»/ 10 Kilogr.; pour le reste de l’Allemagne 2‘/ 2 Kilogr.Memminger porte la consommation de sucre en Wurtemberg pendant les années 1811 —1821, à 1 3 livres par tête.Budhard, celle des 7 cercles de Bavière a 2. 7 par tête annuellement.
Les Etats de l’Union des douanes, ont consommé en 1835, d’après les calculs de Dietrici 3, 9 livres de sucre partête ; le reste de l’Europe 2, 5 liv,
Mac Culloch, en admettant une population de 24 millions d’habitants, porte la consommation de sucre en Ang-leterre à I7 liv. par tete, calculant en meme temps qu’on doit admettre pour l’Angleterre, le Pays de Galle et l'Ecosseune consommation annuelle de 23 livres de sucre par tète, attendu qu’en Irlande la consommation n’est que de 5l/ 2livres par tète.
A l’île de Cuba la consommation de sucre doit s’élever jusqu’à 48 liv. par tète.
Cette forte consommation de sucre dans ces deux derniers pays provient du grand usage du thé qu’on y fait.
En Suisse les classes infe'rieures font peu usage de thè, et si on tient compte de l’abondance du vin et du laitdans le pays, ainsi que du de'laut d’habitude de mêler du sucre dans beaucoup d’aliments comme cela se pratique dansl’Allemagne du Ptord, cette forte consommation de sucre peut à plus forte raison passer pour une preuve debien être.
En général l’importation conside'rable d’objets de consommation avec les quels les produits indigènes ne font pasconcurrence, peut toujours être regardc'e comme une preuve d’aisance.
C’est par la même raison que la consommation de café' proportionnellement encore beaucoup plus forte en Suisse,est une preuve de son bien-ctre.
**) L’importation en moyenne du café en Suisse a atteint pendant l’anne'e l 839 / 18 4 0 le chiffre de 102,910 quintx., ce qui pour
une population d’environ 2 millions d’habitants fait une consommation de 5 livres de café par tête.