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Exposé du mouvement commercial entre la Suisse et la France pendant l'année 1840 : suivi d'un coup d'oeil retrospectif sur les traités, lois et ordonnances concernant les rapports commerciaux entre la Suisse et la France depuis le quinzième siècle jusqu'à nos jours / par le Dr A. de Gonzenbach
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Par ce traite' par lequel on se promet secours mutuel et honne justice, un tribunaldabitrage a été établi pour les cas litigieux ; on y trouve au surplus déjà tous lespoints fondamentaux qui ont figuré plus tard dans la paix perpétuelle , conclue entre laFrance et les Confédérés.

Relativement au commerce et à la circulation entre le Duché de Milan et lesCantons, ce traité portait ce qui suit :

«Le sujets du Roi ne molesteront ceux des dits Alliés dans la vente de leurs mar-«chandises, sous peine dêtre rigoureusement châtiez, et quiconque contreviendra à cet«article sera condamné aux frais, dépens, dommages et intérêts de ceux à qui le tort«aura été fait. Si lon arrêtait dans le Duché de Milan un prisonnier pour dettes et que«le Juge par malice le fit élargir à linsçu du créancier et sans quil soit payé ni satisfait,«ou assuré de son, alors le Juge sera lui même obligé de payer le créancier et rap-«portera tous les frais et dépens.»

«Les sujets de part et dautre ne pourront se faire arrêter les uns les autres que«pour dettes vérifiées par Billets ou bons contrats, ou pour délits commis dans les domi-«nations réciproques, sous peine de payer tous les frais et dépens.»

Le traité continue comme suit :

«Et pour marquer combien le Roi Duc de Milan veut favorisier les Cantons ses«alliez, il leur accorde les privilèges suivants, savoir que tous sujets et alliez des Cantons«marchands, Messagers, Voyageurs, Nobles et roturiers de quelque qualité et condition quils«soient, passeront et repasseront à pied et à cheval sans aucun empêchement ; trafiqueronten toute liberté soit pour acheter ou vendre des marchandises faites et fabriquées dans le«Milanez ou aux Pays des Cantons sans payer aucun droit dans toutes les Villes de la«dépendance du Duché, soit quils appartiennent au Roi Duc de Milan ou à quelque«particulier du dit Duché.»

«Comme aussi ils ne payeront rien pour les chevaux, boeufs et autres bestiaux de«quelque endroit quon les amène. Déclarant quil ny aura que les Cantons et leurs«Alliez compris dans le présent traité qui pourront jouir des dits privilèges. Et se re-«servant de part, et dautre les Parties les Alliances faites avec le S* Siège, le Saint«Empire, les anciens droits et tous les traités quelles pourraient avoir faits contractés et«ratifiés par lettres.

Comme on là déjà dit Louis XII avait rompu plus tard avec les Confédérés, sur quoi«ceux ci se rapprochèrent pendant quelque temps du Roi Romain Maximilien quirechercha leur assistance pour son expédition romaine projetée, et leur promit, à cet effetdans une audience à la Diète de Constance entre autres avantages aussi la liberté ducommerce.

La rupture avec les Suisses ayant eu des suites désastreuses pour le Roi Louis XII,son successeur François I chercha à reconquérir leur amitié par tous les moyens, ce quilui fut dautant plus facile que les Confédérés aussi, notamment après lissue malheureusede la campagne de 1515 (ce fut le 14 Septembre de la même année que ce livra labataille de Marignan) avaient des motifs suffisants de désirer une réconcliation sincèreavec la France, et le 7 Décembre 1516 le traité dit de paix perpétuelle fut conclu à