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Exposé du mouvement commercial entre la Suisse et la France pendant l'année 1840 : suivi d'un coup d'oeil retrospectif sur les traités, lois et ordonnances concernant les rapports commerciaux entre la Suisse et la France depuis le quinzième siècle jusqu'à nos jours / par le Dr A. de Gonzenbach
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«et de ceux encore plus urgents de notre exportation, qui dun autre côté auraient«été calculées sur la manière dagir dautres Etats à notre égard un pareil système«issu de laccord entre confédérés, appliqué au nom de la Confédération entière pour la«conservation de graves intérêts nationaux aurait bien pu occasionner au commencement«quelque malaise, certaines privations , peut-être quelques froissements locaux momentanés,«mais il aurait certainement assuré plus tard dune manière durable des avantages pré-«pondérants et décisifs pour toute la Suisse, en exerçant une action vivifiante sur ses«propres forces productives , en lui prêtant une arme défensive, qui à la longue nau-«rait pas laissé de se faire sentir à létranger, et avant tout, en fournissant à la Con-«fédération les moyens de se créer des relations commerciales plus honorables, plus«avantageuses et plus solidement assises. La Suisse sait depuis longtemps par sa propre«expérience, que le support et linertie dans le malheur, que les plaintes et les représen-tations ne procurent aucun soulagement. Agir soi-même, se tendre mutuellement et«fraternellement la main en réunissant ses efforts à ceux de ses voisins également opprimés,«voilà ce quil aurait fallu faire. Telle est du moins notre conviction, et aujourdhui«nous déplorons la non-réussite dune entreprise patriotique qui ranimait de nouvelles«espérances. Ce nest pas sur des espérances contredites par lévénement que nous«gémissons mais sur des espérances évanouies avant texécution , et nous désirons vivement«quune apathie nationale née du défaut de sentendre , nentraîne pas dautres consé-«quences plus déplorables pour la Suisse.»

Comme on pouvait le prévoir, les Etats de Berne , Unterwald-le-bas, Zug , Glaris,Fribourg, Soleure, Schaffouse , Jppenzell, St, Gall, Argovie , Thurgovie et Vaut! déclarèrentle 27 Juillet 1824, quà dater du 1 Octobre 1824, lexécution du concordat de rétorsionserait abolie sur leur territoire, tout en se réservant, sils le trouvaient bon, dexclurede chez eux les produits de pays étrangers ou de les imposer dun droit.

Ainsi finit le concordat de rétorsion, qui quoique nayant daucune manièrerépondu aux espérances quon y fondait, n'en existe pas moins comme un acte ho-norable de lindépendance suisse.

En Octobre de 1824 , Charles X était monté sur le trône de France ; ses dis-positions amicales pour la Suisse étaient connues ; on croyait pouvoir admettre que leressentiment du Gouvernement, français momentanément provoqué par le concordatde rétorsion serait apaisé par la suppression de cette mesure, et on résolut encore dechercher à obtenir en faveur du commerce les allègements désirables, par la voie déjàsi souvent tentée des représentations.

Charles X<824.

Par ordre du Directoire le Chargé daffaires suisse à Paris adressa le 5 Mai 1825au Gouvernement français, une nouvelle réclamation dans la quelle on demandait en