DE 1707 A 1806
Avant l’insurrection de (831, alors que les pas-sions n’avaient pas encore troublé les esprits etfait taire la voix de la tradition populaire, les écri-vains du parti républicain avançaient en toutefranchise que les Neuchâtelois avaient été fortheureux pendant le dix-huitième siècle (1). On nese croyait pas encore dispensé du double devoirde la véracité et de la reconnaissance.
Mais, en 1833, un révolutionnaire écrivit un li-vre pour prouver entre autres « que sous la domi-« nation prussienne, le peuple a été perpétuelle-* ment foulé par le gouvernement. »
Aujourd’hui une pareille phrase ne serait plusde mise; et le Mémoire, n’osant pas répéter uneaccu-sation que l’histoire dément à chacune de ses pages,
(1) Guinand, Fragmens neuchâtelois, p. xn.
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