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avait sauvé d’une ruine complète lors de la fon-dation de la République Helvétique une et indivi-sible, passa sous la domination d’un prince fran-çais et d’un maréchal de Napoléon I er sans que sesbonnes et vieilles institutions fussent renversées.Elles ne devaient l’ètrc que par la républiquerévolutionnaire et cosmopolite de 1848, commeaussi elles ne peuvent être relevées de leurs ruinesque par l’autorité bienfaisante du prince légi-time, Frédéric-Guillaume IV.
La domination française rendit même à Neu-châtel le très-gramlservice de réformer plusieursabus, et surtout de rétablir l'équilibre entre lesdifférents pouvoirs. Les Bourgeoisies, qui deve-naient de petits Etals dans l’Etat, lurent conte-nues et domptées d’une main ferme ets :ge; leConseil d’Etat reprit une autorité qu’il n’auraitjamais dû se laisser enlever, et les rouages del’administration purent ainsi fonctionner de nou-veau d’une manière régulière. Neuchâtel se per-dait, se démembrait par excès de liberté : leshuit années du régime français suffirent pourrestaurer le pouvoir central et replacer d’a-plomb sur ses bases la Constitution du pays.