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Notices sur l'intérieur de la France, écrites en 1806 / par M. Faber
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*ser limpulsion nécessaire. Ce sont ceux qui agissent, ainsique les maires. Ces collèges et assemblées, pour flatter lepouvoir, nomment souvent à leur présidence quelque grand-dignitaire, ou quelque parent de Bonaparte, neût-il jamaisvu le département.

Nous avons vu que, par le goût du faste et des grandeurs,par légoïsme et la parcimonie du gouvernement, les fonctionsexercées par les préfets, sous-préfets et maires, le sont ordi-nairement avec égoïsme et cupidité, avec ignorance et tiédeur;mais il est certain que, quand même elles le seraient avec inté-grité et désintéressement, avec toute lintelligence et tout lat-tachement possibles, elles seraient toujours odieuses, tant parla nature des objets quelles embrassent, que par lesprit danslequel elles doivent être exercées. Ces objets sont les contri-butions, la conscription et la police.

Dans aucun pays les fonctionnaires chargés de ces bran-ches de ladministration publique, ne sont aimés. Lhommecommence toujours par calculer ses intérêts et nest pasporté à donner Le gouvernement qui demande le moins deses sujets, aura toujours le plus de suffrages, et celui qui de-mandera beaucoup, fût-il dailleurs le meilleur, ne sera pasaimé. Le gouvernement Français qui demande toujours etdemande beaucoup, qui est toujours à prendre et qui ne donnejamais, comment ferait-il aimer les fonctions dont il charge sesemployés? La multiplicité des contributions est, comme onverra sous le chapitre des Finances, effrayante, et pour toutes,les administrateurs doivent, dune maniéré plus ou moins di-recte, prêter la main. A légard des contributions, ditesdirectes, ce sont eux qui fournissent les listes des habitans,devant former la base ^ies rôles dimpositions; ils fournissentégalement les renseignemens sur les moyens facultatifs dechacun, et par conséquent les élémens aux taxations descitoyens. Toute linitiative appartient donc aux administra-tions, et cette initiative on peut lappeler celle du mal, tantles contributions pesent; niais ce quil y a de plus cruel, cestque le remede au mal nest pas placé dans les mêmes mains,de sorte quil est presque sans remede. La répartition dessommes demandées par le gouvernement une fois faite, leslistes et états dressés, le recouvrement sopère par des fonc-tionnaires qui nont aucun rapport avec ceux qui ont réparti.Ce sont des percepteurs, nommés par le gouvernement, quifont rentier lessornmes par tous les moyens exécutoires et quiitont dautre obligation que de percevoir. Cest une autorité