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Tome premier.
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A ISA — AliiS

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protestants, mort en 1707 à 88 ans, vécut à Genèveoù sa famille s’tHail réfugiée à la révocation de l'éditde Nantes. Abauzil cultiva toutes les sciences, par-couru! les principaux pays de l'Europe el se lia avecles savants les plus illustres de son temps, tels queItayle, Jurieu, Newlon, elc. Il ne se III pas moins esti-mer par ses vertus que par ses connaissances, et passapour un sage. La ville de Genève le nomma son bi-bliothécaire et lui conféra spontanément le droit debourgeoisie. On a publié à Genève, 1770, el à Lon-dres, 1773, 3 vol. in-8°, ses oeuvres diverses, qui secomposent de morceaux d'histoire, de critique et dethéologie. On y remarque deux écrits, l'un Sur laconnaissance du Christ, l'aulre Sur l’honneur qui luiest dit, qui paraissent avoir inspiré à l'auteur de l’fi-nale la Profession de foi du vicaire savoyard. Iîous-seau compare Abauzit à Socrale.

ABAYTE, riv. du Brésil (Minas Geraes), tombe dansle San-Franciseo après un cours de 200 kil. C’estdans l'Abayte qu'a été ramassé le plus gros diamantconnu.

* ABIÎ, ville d’Arabie, dans l'Yémen . à 130 kil. deMoka. 8.000 liait.

ABBACH, ville de Bavière (cercle de la Hegen), à8 kil. S. O de Batisbonne ; 310 liait. ; eaux thermales.L'empereur Henri H y naquit.

ABBABIE (Jacques), célèbre ministre et théologienprotestant, né à Nay, dans le Béarn, en 1031, ou,selon d'autres, en 1038; se lixa d'abord à Berlin, oùil devint ministre de l'Église réformée française ; puisen Angleterre, où il fut fort bien traité "par le roiGuillaume; il mourut à Londres en 1727. Il a faitplusieurs ouvrages lliéologiques, dont les plus connussont le Traité de la Heligion chrétienne, 2 vol. in-8",Holterdam . 1081 el 1088, qui cul un Irès-grand suc-cès , et Y Art de se connaître soi-même, 1 vol. in-8",Boit., 1092.

ABBAS, oncle de Mahomet, s'opposa d'abord, lesarmes à la main, aux entreprises de son neveu ; maisayant été vaincu , il se soumit, reconnut Mahometpour prophète et. lui rendit les plus grands services.Il mourut en 032, (rès-vénéré des musulmans. Un deses descendants fut chef de la dynastie des Alibas-sides.

ABBAS 1 er , dit le Grand, régna dès 1387 sur le Khora-çan, el usurpa le Irène de l'erse en 1390, après enavoir renversé son père el avoir tué ses deux frères.Il agrandit son empire, dont il Iransporla la capitaleà Ispahan; el mourut en 1028, couvert de gloire. Ilavait néan moins son illé sa vie par d'horribles cruautés.

abbas h, issu du précédent, n’étanl âgé que de13 ans, succéda en 10t2 à son père Séfy, et mouruten 1000, à 30 ans. Il enuquil le Candaïiar et eul unrègne heureux. Il aimait les arls, cl accueillait lesétrangers. Chardin et Tavernier se louent de son a fia-bilité.'

abbas iii, (ils du malheureux Tliamas, n'avait que8 mois quand Tliamas Kouli-Kan déposa Tliamaspour mettre l'enfant de celui-ci sur le Irène, afin derégner lui-même en son nom, 1732. Il ne vécut quei ans.

ABBAS (aEOI’b). Vol). ABOCL-ABBAS.

ABBASSIDES, dynastie de califes musulmans quiremplaça la dynastie des Ommiades, descendait dela famille du prophète par Abbas, oncle deMalmmel,et eul pour chef un arrière-petit-fils de cel Abbas,nommé Aboul-Abbas-al-SalVah, qui moula sur le Irènel'an 730 de J. 0., l'an 128 de l'hégire. On compte37 califes de celle famille, qui régnèrent depuis l'an730 jusqu'à l'an 1238, époque à laquelle Houlagou ,petit-fils du Gengis-Kan, s'empara de Bagdad. (Yoy.califes.) Les Ablnssides n'élaienl plus califes que denom depuis qu’un d’eux. Al-Bhadi Billali, avait créé,

en 933, la dignité A'émir-al-omrah (chef des chefs).— Ils conservèrent, même après la prise de Bagdad,le litre de califes et le pouvoir spirituel. Bélugiésenlîgyple, ils ne s’y éleignircnl qu'en 1338.

ABBAYE (prison de T), prison militaire, siluée prèsde l'aucicnnc abbaye de Sainl-Germain-des-l'rés, àParis. Pendant la révolution, on y renferma unefoule de personnes de (ouïe condition, accusées d’op-posilion au régime républicain. Le 2 et le 3 septem-bre 1792, des forcenés, conduits par Maillard ditTape-dur, y massacrèrent lOi prisonniers, dont18 prêtres. Parmi les prisonniers se trouvaient lecomte Monlmorin de Sainl-IIérem, l’abbé Lenfant,Cazolle el Sombrcuil. L’Abbaye est encore aujour-d'hui une prison militaire.

* ABBAYE AUX BOIS (T), anc. monasl. de tilles, à3 1. t/2 de Paris; auj. simple maison de campagne,célèbre par le séjour de plusieurs personnages illus-tres qui s'y entouraient de célébrités littéraires, elc

ABBE, du syrien abbas, qui vient lui-même de l'hé-breu al), père, nom que perle le supérieur d'un mo-nastère ou le chef d’un ordre monastique. On distin-guait des abbés réguliers utiles abbéscommendalaires :les premiers exerçaient à la fois le pouvoir spirituelet le pouvoir temporel ; les autres étaient souvent deslaïques qui jouissaient d’une partie des revenus el quiabandonnaient la puissance spirituelle aux mainsd'un délégué appelé prieur claustral. Ces abbés com-mendalaires apparaissent dès la seconde race, où ilssont désignés sous le nom latin (Vabbacomites. Lesmoines, en donnant ce tilre d'abbé à un seigneur puis-sant, se niellaient par là sous sa protection ; c’est à celitre que plusieurs rois de France cl des princes dusang, lingues Capel, Philippe I'' r , Louis VI, les ducsd’Anjou, etc., portèrent le titre d’abbé. Ces sortesd’abbés ont aussi donné naissance aux abbés de courdu dernier siècle : c’étaient des cadets de famillesnobles qui prenaient le litre d'abbé, en expectatived'une abbaye qu’ils ne possédaient pas encore. Letilre d'abbé a fini par s'appliquer indificremment àInut homme revêtu d'un caractère ecclésiastique.

* ABBEM A (Bailbazar), magistrat hollandais, fut undes principaux chefs du parti patriotique contre leslalhouder vers t78t. Il se réfugia en France en1787, ouvrit à Paris une maison de banque et re-lourna plus tard dans sa pairie, où il est mort avecle litre de minisire plénipotentiaire de Hambourg.

ABBEVILLE, Abbatis villa, jadis capil. du comtéde Ponlhieu, en Picardie, auj. eli.-l. d’arrond.(Somme), sur la Somme, à 13 kil. N. 0. d'Amiens,à 138 kil. de Paris (172 par la roule. d’Amiens);17,000 bah. (1816). Place forte; port où peuvent en-trer les navires de 100 à 130 tonneaux. Trih. de t ro inst.et de comm. ; collège communal ; belle églisegnlbiquedite de Sainl-Wulfran ; Imsp. d’enfants trouvés; ca-sernes; haras de l’Etal. Industrie variée : filatures;fabr. de lapis, de savons ; 2 manufacl. de l'Élat, l'unede draps fins, f. en 1663, l'autre de velours d’L’Irechl.S. Louis y signa en 1239 un Irailé qui rendait plus,prov. aux Angl. Pair, du card. Alegrin, des géogr.liriel, l)uval,N. Sanson; du méd. Ilcequet, du graveurAliamct.ducompos.J. F. Lesucmylu poêleMillevoye.

* ABBIATEGBASSO, ville du royaume Lnmbard-Yénilien, à 30 kil. de Pavie; 3,000 iiali. G’esl près delà que Bavard fui tué en 1321.

» ABBltlBBÉou ABB1TTIBI. II. de l’Amérique.sep-tentrionale anglaise, dans le haut Canada ; il sort dulac Abbilildié, et se jette dans la baie de James. Soncours est de 300 kil. Ses bords sont habités par les In-diens Abbit I iliés.

AIÎBON, en lalin Abbo Cernuus, moine de l'abbayede Saint-Germain-des-Prés, mort vers 923, a laisséplusieurs écrits dont le principal csl un poème lalin