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ABR — ABY
* ABRAHAMSEM (Isaac) naquit à Flessingue, enZélande, en 1663, et mourut en 1714. On a de lui enflamand plusieurs ouvrages de piété et une Tablechronologique des principaux événements de l’his-toire, etc., Middelbourg, in-12. Ce livre, estimé pourson exactitude, surtout en ce qui concerne la Zé-lande, a eu quatre éditions.
* AIîRANCHËS (Alvarese d'), l’un des générauxportugais qui placèrent le due de Bragance sur letrône en 1640.
ABU ANTÈS, ville de Portugal,dans l’Eslramadure,sur le Tage, à 124 kil. N. E. de Lisbonne ; 6,000 liai).Vue délicieuse; superbe église de Saint-Vincent; très-grand commerce. Elle est un des boulevards de Lis-bonne, à cause des montagnes dont elle est environ-née. Junot l’occupa sans coup férir en 1807, et reçutde là le (lire de duc d’Abrantès.
AIIRANTÊS (don José, marquis d'), né à Lisbonneen 1783, lit partie de la députation a Bayonne et futretenu comme otage jusqu’en 1814; partisan de donMiguel, il fut exilé et mourut en Angleterre en 1826.
abrantés (le duc d’). Voy. jinüt.
abrantès (la duchesse d ), née à Montpellier en1784, morte en 1838, descendait par sa mère de lafamille impériale des Comnènè. Elle épousa en 1799le général Junot, le suivit dans toutes ses campagnes,et, après sa mort, en 1813, se voua à l’éducation descs enfants. Madame d’Abrantès a cultivé les lettresavec succès ; elle a écrit des Mémoires où l’on trouveles détails les plus intéressants sur la cour impériale ;dans les dernières années de sa vie, elle a publiéplusieurs romans, dont le plus connu est l’Amirantede Castille (1827).
¥ ABRESCH (Pierre), ministre protestant hollan-dais, naquit à Middelbourg, en 1733. Après avoirétudié avec succès aux universités de Groningue etd’Ulrecbt, il obtint le grade de docteur en théologie,et devint par la suite prédicateur de l’université deGroningue et professeur en théologie. On lui doit desouvragesde grande érudition. Il mourut en 1812 avecle titre de professeur émérite.
ABRETTÉNE, petite contrée de la Mysie, au S. E.,sur les confins de la Bitliynie, était arrosée par leHhyndacus.
ÀBRINCATUI, peuple de la Gaule, dans la 2° Lyon-naise, à l’extrémité 0. Il habitait le territoire quiest auj. le dép. de la Manche. On nommait encoreainsi le eh.-l., dit aussi Ingena, auj. avranchks.
ABRUZZES, Pnetutii, etc., province du royaumede Naples, bornée à l’E. par la mer Adriatique, auN. et à 10. par les Élats de l’Église, au S. par leSannio et la Terre de Labour. Elle se divise en Abr.eilérieure et Abr. ultérieure, et celle-ci se subdivisemi l"' et 2° : total, 3 prov., Abr. ultérieure l rc (eh.-l.,Téramo); Abr. ultérieure 2 e (ch.-l., Aquila); Abr.intérieure (ch.-l., Cliiéti).Monts, forêts, ou l’on trouvedes loups et des ours. Pierres aurifères dans le montMujella; huile, riz, vins, soie, safran. Climat âpre;industrie nulle. — ’La population des trois Abruzzesétait en 1841 de817,G08 hab. Cette contrée était habi-tée, aux temps anciens, par les Prétutiens, les Bru-tiens, etc.
ABSALON, fils de David, assassina dans un festinson frère aîné Amnon, et se révolta contre son père.Ayant été défait dans la forêt d'Ëphraïm, il fut ar-rêté dans sa fuite par les branches d’un arbre danslesquelles s’embarrassèrent ses longs cheveux. Joab,général de David , l’ayant rencontré dans cet état, letua d’un coup de lance (1030 av. J. C.).
ABSIMARE-TIBÈRE. Voy. tiréiie.
ABSTEMIUS (Laurent), en italien Aslemin, fabu-liste, né à Maccrata (Ancône), florissait. au commen-cement du xvi" siècle; il fut professeur de belles-
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lettres à L'rbin et bibliothécaire du duc de cette ville.On a de lui, sous le titre d’ llecatomythium, un re-cueil de 100 fables, en partie traduites du grec, enpartie de son invention , qui parut pour la premièrefois avec une traduction des fables d’Ésope, Venise,1493; il y ajouta plus tard 100 autres fables, sous letitre A'Hecatomythium secundum, Venise, 1499. Cesdeux recueils ont été réunis dans l’édition de Franc-fort, 1320, in-16. La Fontaine lui a emprunté quel-ques fables. Billot la trad., Douai, 1814.
ABSYRTE, frère de Médée. Sa sœur, fuyant avecJason de la maison de son père, le mit en pièces etdispersa ses membres sur la route pour retarder ceuxqui la poursuivaient. Ce meurtre eut lieu sur lesbords d’un lleuve de Colchide qui prit de là le nomd’Absyrle.
ABSYRTIDES ixsel.e , îles de la mer Adriatique,adjacentes à la côte d'illyrie. Les principales sont :Crepsa (Cherso), Apsorus (Ossero), Asla (Arbé), Cu-ricla (Veglia), Cissa (Bago).
ABU-BEKR. Voy. abou-bekr.
ABCL-FARAGË, ABL'L-FEDA. Foi/, auoil-faradj,
ABOL'L-FÉDA.
ABUS, riv., auj. I’iiimuKR (Angleterre).
* ABUTEMAN, surnommé Altaoi, regardé commele prince des poêles arabes, né en 842 ou 840 àY’asem, près de Damas.
ABYDOS, auj. Nagara-Bouroun, ville d’Asie Mi-neure, sur rileilespont, à l’endroit le plus resserrédu détroit, vis-à-vis de Sestos en Europe, est fameusepar l’aventure d’Héro et de Léandre et par le pontde bateaux qu’y lit jeter Xercès. Aujourd’hui Nagara-Bouroun est, comme toute la côte, hérissée de bat-teries qui, jointes à celles de la côle européenne, do-minent les Dardanelles et garantissent Constantinopled’une invasion par le sud.
abydos, Madfouneh (c.-à-d. la ville enterrée), villed’Égypte sur la gauche du Nil, au S. de Ptolémaïs,fut jadis la première de l'Égypte après Thèbes ; maisdès le temps de Strabon, ce n'élait qu'un village. Il nefaut pas croire que ce soit la Meinnonium des anciens.On y admire des hiéroglyphes et des peintures re-marquables. C’est là que fut trouvée en 1818 la tablechronologique des anciens Pharaons désignés parleurs noms royaux, dite Table des prénoms d’Abydos.
AIIY’LA, auj. Ceuta, mont, et cap de l’Afrique sop-tentr., en face du mont Guipé en Espagne. Ces deuxmontagnes ne sont séparées que par quelques milleset forment les Colonnes (l’Hercule.
abyla, ville de Judée. Voy. abel et abieène.
ABYSSINIE, Æthiopia snp. Ægypt., grande con-trée de l’Afrique orientale, bornée au N. par la Nubie,à l'E. par la mer Rouge, à l'O. par le Kordofan et auS. par une haule chaîne de montagnes, est arroséepar plusieurs affluents du Nil, dont les principauxsont le Bahr-el-Azrek ou lleuve Bleu, le Maleg, leTacazzé. On évalue approximativement l’étendue dupays à 788.000 kil. carrés et la population à 4,000,000selon les uns, à 3,000,000 selon les autres. Autrefoistoute cette contrée formait un vaste empire soumisà un seul prince, qui portail le nom de Grand Négus;il a été depuis peu divisé en plusieurs Élats indé-pendants. On y reconnaît 7 divisions principales : lesroyaumes de Tigré, de Goudar, d’Ankober, d'Am-hara, d’Angot, de Naréa, de Sanmra. Gondar étaitautrefois la capitale de l’Abyssinie; auj. Ankoberjoue le principal rôle. Les Gallas font de fréquentesincursions dans ce pays et en ont conquis une partie.Les Abyssins professent le christianisme et appar-tiennent à la secte monophysite ou eulyehéenne ;toutefois ils pratiquent la polygamie. Les principaleslangues qu’ils parlent sont Bambara, le galami et letigrin, qui, toutes trois, dérivent de l'arabe. On