Band 
Tome premier.
Seite
169-170
JPEG-Download
 

I(i!)

ANC — AND

170

«l auquel les oracles avaient atlaché les deslinées de«orne. Dans la crainle qu'il ne fût enlevé, Numa (iflaire onze boucliers semblables, et institua, pourliens * 6S anc ** us ’ douze prêtres qu’on appelait Sa-

ANCILLON (Charles), historien, né à Metz en 1659,u un ministre protestant, fut obligé de quitter laifw ICe avec son P® 1 ' 6 * ors de ' a révocation de l'éditJ** ^uutes; fut accueilli à Berlin, où il devint surin-tendant de l’école française, historiographe et con-seiller du roi, et juge supérieur des tribunaux de ré-[ugies. Il mourut à Berlin en 1715. On a de lui entreuutres écrits une Histoire de rétablissement des Fran-çois réfugiés dans le Brandebourg, Berlin, 1699, in-8";des Mélanges de littérature, Üàlè, 1698, 3 vol. in-8";Une 1 ie de Soliman, 1706, in-8".

anchiLoîî (Jean-Pierre-Frédéric), éeriv. et hommed Etat, petit-fils du précédent, né à Berlin en 1766,dvaitpour pèreun ministre de l'Église française réfor-tnée de Berlin et fut lui-même destiné à l'Église. Ayantuttiré par un de ses sermons l'attention du princeHenri de Prusse, il fut nommé, par la protection deÇ e prince, professeur d'histoire à l'Academie mili-taire de Berlin (1791); il devint peu après pasteurde l’Église française. U publia en 1803 un Tableaudes révolutions du système politique de l’Europe, quini fit prendre rang parmi les meilleurs historiens deI époque, et le fil entrer à l’Académie de Berlin. Ilf ut en 1806 chargé par le roi de Prusse, Frédéric-Guillaume 111, de l'éducation du prince royal; vinta Paris, en 181-i, avec son élève; fut nommé à sont'otour premier conseiller de l’instruction publique,Puis premier conseiller des affaires étrangères; de-vint en 1831 secrétaire d’Étal des affaires étrangères,et ne tarda pas à exercer la principale influence dansle cabinet. 11 ne s’en servit (jue pour assurer la paixne l’Europe et pour faire rogner la modération. Ilmourut en 1837. Non moins profond en philosophieffu'en histoire cl en politique, M. Ancilfon a écritplusieurs morceaux excellents dans lesquels il agiteles plus hautes questions, et juge les écoles philoso-phiques de l'Allemagne : il sait également se garantirde la prévention et de l'enthousiasme. On a de lui,nuire les Révolutions de l’Europe, des Mélanges delittérature et de philosophie fort estimés, publiés àdifférentes époques (1801,1817, 1829) ; ils ont été réu-nis sous le litre d 'Essais de philosophie, de politique

de littérature, en d vol. in-8", Paris, 1832. M. Mi-Pnet a lu son Eloge à l'Institut, 1817.

ANClvÀRSTRGÉM, conjuré. Yoy. Akkarsthokji.

ANCLAM. ville de Prusse, en Poméranie, sur laPeene, à 1 kil. 0. du Frische-Haff ; 5,000 liai).

ANCONE. Ancona, ville des Etats ecclésiastiques,fh.-l. de la légation d'Ancône, sur la mer Adriatique,i 1 210 kil. N. 0. de Home; 30,000 hab. dont 1,800juifs. Bon port, môle, citadelle, belle cathédrale go-thique; 2 arcs de triomphe, l'un en l'honneur deTl 'ajan , et l’autre de Benoit XIV. Port franc, grandcommerce. — Ancône est une colonie de Syracuse;en 1532 elle fui érigée en république sous la protec-tion du pape. Elle fut prise par les Français (1797),par les Busses, (1799). Elle a été en 1831 occupée parles Français, qui ne l’ont rendue au pape qu'en 1837.rùîi' , | t0 ' VK (légation d’), une des divisions acluelles de1 Etat ecclésiastique, répond à fane. Marche d’An-cône. Elle a formé sous le règne de Napoléon les dép.du ironto, duMusone, et une partie de celui du Me-lauro.

AxeoxE (Marche d'), ancienne prov. de l'Étal eeclé-smftnph 1° long de l’Ad b, au S. de la légation(I Lrbm, a pour places principales : Ancône, Lorelte,Eainerino, Fermo, Macerata, Osimo, San-Sevcrino,lolenlmo. G «tait jadis le Pictnum. Les Goths, puis

les Lombards s'en emparèrent, et ceux-ci en firent uneMarche. Pendant les guerres du sacerdoce et de l’Em-pire, les marquisd’Ancônejouirent de l’indépendance;mais la Marche changea souvent de maître jusqu’à ceque Louis de Gonzague l’annexât définitivement àl’Ëlat romain (1532).

ANCRE ou ALBERT, ch.-l. de canl., Fr. (Somme),à 23 kil. N. E. d'Amiens; 2,5-12 lmb. Filature de co-ton, etc. C'est de ce lieu que Coneini prit le titre demaréchal d'Ancre,

ANCRE (le maréchal d’). Yoy. coxcim.

axcrb (Léonore Galigaï, maréchale d’). Y. co.vcixi

ANCUS MARTIUS, l r roi de Rome (639-61-t av.J. G.’, monta sur le trône après Tullus Hostilius.Belliqueux et conquérant, il lit la guerre avec succèsaux Latins, aux Yéiens, aux Fidénales, aux Volsqueset aux Sabins, et recula jusqu’à la mer les bornes deses États. Il agrandit et embellit Rome, joignit lemont Janicule à la ville, creusa le port d'Ostie, et fitétablir des salines au bord de la mer.

ANCY-LE-FRANC, ch.-l. de eant., Fr. (Yonne), surFArmançon, à 18 kil. S. E. de Tonnerre; 1,350 bah.

ANCYRE, auj. Angora ou Angourieh, ville dul'Asie Mineure, dans la Galalie, au N. E. du lac deCenascis, d'abord capit. des Teclosages, puis, sousNéron, capil. de toute la Galatie; elle fut appeléeAntonina sous Caracalla. Il s'y tint en 315 un con-cile appelé saint synode. Près de celle ville, Bajazet,sultan des Turcs ottomans, fut vaincu et pris, en1-102, par Tamerlan, Timour-Leng, au pouvoir du-quel il mourut avant de parvenir à Samarcande. Onvoit encore dans la ville d’Aneyre les ruines d'untemple d’Auguste, où se lit le testament de ce prince,inscription gravée sur 6 colonnes; elle est connuesous le nom de Monument d’Ancyre.

ANDALOUSIE, partie de la Bétique et de la Lusi-tanie dns anciens, capitainerie générale d’Espagne,entre le Portugal, l'Estramadure , la Nouvelle-Cas-tille, et la prov. de Grcnade-et-Mureie : -110 kil. sur260; capit., Séville. La Guadiana la limite à 10.; leGuadalquivir (ancien Bœtis) la traverse. L’Anda-lousie forme aujourd'hui huit intendances civilesayant une population do 2,102,000 hab. (1838). Gesintendances sont celles de S'ville, Cadix, Huelva,Gordoue. Jaen, Grenade, Alméria et Malaga. Le climaty est très-chaud, et la fertilité extraordinaire : oran-gers, palmiers et même cannes à sucre, etc.; beauxchevaux. On y trouve le caméléon. Ce fut la l ro pos-session des Carthaginois en Espagne : les Vandales yséjournèrent avant de passer en Afrique et le paysprit d’eux le nom de Vandalitia; c'est de ce nom ques'est formé le nom moderne d'Andalousie. Les Arabescommencèrent par cette prov. la conquête de la Pé-ninsule, et y placèrent le centre de leur domination(califat de Gordoue); les Mores ensuite la possédèrentjusqu’à ce que Ferdinand III de Caslille la leur en-levât au xm e siècle.

AXUALOl'SIE (iVOl'VELLE-). VolJ. COUVA.

ANDAMAN (îles), dans la mer des Indes (golfe deBengale), par 90 et 92" long. E. et 10" 30' lat. N., secomposent de 6 îles, dont Andaman est la plus grande.Aux Anglais depuis 1791.

ANDANIE, ville de Messénie, au S. de Messène. Ony célébra pendant un lernps les mystères des grandesdéesses (Gérés et Proserpine).

ANDARA, ancienne conlrée de l’Inde, s’étendait lelong de la côte entre le Pénar ot Orissa; ch.-l. Va-rangol, auj. Golconde.

ANDAYA, riv. du Brésil (Minas Geraes), tombe dansle San-Francisco; roule des pierres précieuses.

ANDAYE, vi Ile dcF rance (Basses-Pyrénées), à 10 kil.0. de Saint-Joan-de-Luz. Commerce d'oau-de-vic re-nommée; 500 hab.