Band 
Tome premier.
Seite
175-176
JPEG-Download
 

AND - AM)

170

175

ANDRÉ ordre de Saint-;, ordre russe fondé en 1698par Pierre le Grand, et qui n'est accordé qu'au plushaut mérite et aux actions les plus éclatantes. Lamarque distinctive de cet ordre est une croix d’émailbleu portant l'image du martyre de saint André etsurmontée d’une couronne impériale. Sur le reverson lit cette inscription : Pour la foi et la fidélité. Lecordon est bleu, comme celui de l'ordre du Saint-Esprit.

* ANDREA, chanoine de Bergame, chroniqueur,vivait vers la lin du ix c siècle; il a laissé une Chro-nique qui s'étend depuis l’invasion des Lombards enItalie jusque vers 871, et qui a été insérée dans le1 er vol. des Antiquités d'Italie de Muralori.

* amirk.i ( Jean d’), le plus célèbre canoniste du\i\ c siècle, naquit à Bologne, professa quarante-cinq ans le droit canon et mourut en 1818. SuivantGhristinede Disait, il était remplacé souvent dans sachaire par sa tille Novella.

¥ amirea (Jean-Antoine), évêque d’Aleria (Corse),né à Yigevano en 1117. mort à Rome en 1765, fut undes principaux correcteurs et annotateurs des édi-tions pr/nceps de Virgile. d’Ovide, de Tite-Live, etc.,qui se publièrent de 1168 à 1171.

* axdrea sgc.ixzki.la, peintre italien de l'école flo-rentine, élève d'.lnrfrc del Sarto. Il vint en Franceavec son niaitre, et fut employé par François P r . Ily a de lui une Descente de croix au Musée de Paris.

¥ axdrea (Onuphre d’), un des meilleurs poètesitaliens du xvn c siècle, né à Naples, mort en 1617.— On a de lui Acis et l'Ilalia liberala, poèmes, etc.

ANDRE/E fJean-Valentin), théologien protestant etmystique célèbre, né à Herrembergen 1586, mort en1651. fut aumônier ou chapelain il'Ebcrbard lit, ducde Wurtemberg, et abbé d'Adelberg. Il a publié untrès-grand nombre d'ouvrages, dont quelques-uns envers. On l'a soupçonné «l'être le fondateur, ou le res-taurateur de l'ordre des Rose-Croix. Ou distingueparmi ses écrits : Menipptts seu Dialogorum satiri-corurn centuria, 1617, in-12 ; Cieuschristianus, 1619,in-8° ; Mythologia christiana, 1619, in—13 ; Judicio-ruin de Fraternilate Itosaceœ Crucis chaos, 1619,in—13.

amirk.k ou amikrsox (Laurent), chancelier sué-dois. Vol). AMIKRSOX.

¥ ANliREANI (André), peintre et graveur sur bois,naquit à Mauloue en 1510 et mourut en 1623. — Oncite de lui le Pavé de Sienne, %m\. d'après Beccafumi;le Déluge et Pharaon submergé, d'après le Titien. Lasuite doses estampes est très-rare.

ANDRÉASBERG, c.-à-d. montagne Saint-André,ville du Hanovre, à 25 kil. S. 0. d’Elbingerode;1.100 bab. Fer, cobalt, argent, cuivre; manufaet. dedentelles.

ANDREEYA ou ENDERI, ville de Russie (Caucase),à 58 kil. S. 0. de Ki/.liar, sur l'Aktach ; 12,000 bab.Cette ville était jadis sur le, Koïst/.ou et se nommaitBalkh. Les débris de l'ancienne ville s'appellentVieux-Enderi.

’ANDREINI (Jean-Baptiste), comédien, poète etauteur dramatique, naquit à Florence en 1578 etvivait encore en 1013. Il eut beaucoup de vogue enF’rance sous Louis XIII. Doses pièces dramatiques,toutes empreintes de bizarreries, la plus curieuse etla plus rare est l'Arfmno, en 5 actes et en vers libres,avec des gravures à chaque scène, Milan, 1613-1017,in-l°.

ANDRELINI (Publio-Fausto), poète latin modernede Forli. né vers 1180, mort en 1518, fut dès l'àge de22 ans honoré de la couronne poétique à Rome, serendit à Paris en 1188, et y enseigna les belles-lettresjusqu'à sa mort. Il jouissait de la protection de Char-les YIII, de Louis XII et de François I™; et célébra ces

princes dans un grand nombre de poésies. On a de luides Élégies, Paris, 1192; des Poésies érotiques, Ve-nise, 1501 ; des Distiques moraux. Paris, 1519.

ANDRÉOSSY (François), mathématicien et ingé-nieur, né à Paris en 1633, mort en 1688. On lui attri-bue la première idée du canal du Languedoc ou duMidi. Le généra) Andréossy, son petit-fils, a publiédiverses pièces à ce sujet dans son Histoire du canaldu Midi. On a de l'ingénieur Andréossy une carte ducanal du Languedoc, 3 feuilles in-fol.,1669.

* axdréossy (Ant.-Franç.), pctit-tils du précédent,lieutenant général,diplomate, membre del'Académiedes sciences de Paris, député, naquit à Caslelnaudaryen 1761, et mourut en 1828. Il se distingua dans lal rc campagne d'Italie, et dans l'expédition d'Égyptecomme général cl comme savant ; fut nommé en Ï802à l'ambassade de Londres, puis à celle de Constanti-nople en 1812; accepta des fonctions pendant lesCent-Jours, et fut élu député de l'opposition. On a delui : Histoire du canal dit Midi, 1801, 2 vol. in—4" ;Voyage à l’embouchure de la mer Noire, 1818, in—8" ;et plusieurs Dissertations insérées dans la collectiondes Mémoires sur l'Égypte.

‘ AN DISES (don Jean), jésuite espagnol très-érudit,né à Planés en 1710, et mort en 1817. On a de lui :Dell' origine, de’ progressi. et dello slato attuale d'ogniletteralura, 1783, 7 vol. in-8". ouvrage savant et es-timé.

ANDRIA, ville du royaume de Naples, à 11 kil. deBarletla; 15,000 bab. Air salubre, superbe cathé-drale. La vilie fut fondée en 1016.

’ ANDRIES (Joseph-Olivier), né à Ruddervoorde(Flandre orientale), en 1796, chanoine honoraire dela cathédrale de Bruges, décoré de la croix de Fer,chevalier de l’ordre de Léopold, était curé de Middel-bourg quand éclata la l'évolution de 1830. Elu mem-bre du congrès national par le district d’Eecloo, ilse prononça pour la candidature du duc de Leuch-tenberg au" Irène de Belgique, et plus lard pour l'é-lection du prince Léopold de Saxe-Cobourg et l'adop-tion des 18 articles. Membre de la chambre desreprésentants en 1833, il y a siégé jusqu'en 1839.C'est un homme distingué par ses lumières et lamodération de ses principes.

* ANBItlESSENS (Henri), peintre flamand, sur-nommé Manken-llegn, né a Anvers au xvu c siècle,mourut en Zélande en 1655.

ANDR1EUX (François-Guillaume-Jean-Stanislas,.homme de lettres, né à Strasbourg en 1759, mort àParis en 1833, fut d'abord destiné à la profession d'a-vocat. Détourné de celte carrière par les événementsde la révolution, il entra dans les affaires el devintsuccessivement chef du bureau de la liquidation,juge au tribunal de cassation (1796), membre du con-seil des Cinq-Cents (1798), puis du tribunal (1800) ; ilporta dans toutes ces fonctions une indépendance quine se démentit jamais; aussi fut-il éliminé du tribu-nal (1802). Il fut nommé en 180i professeur de gram-maire et de belles-lettres à l'école Polytechnique(fonctions que lui enleva la restauration en 1816)èt enfin professeur de littérature au collège deFrance (1811). 11 exerça ces dernières fonctions jus-qu’à la lin de sa vie avec autant de succès que dezèle; malgré la faiblesse de sa voix, il se faisait en-tendre, a-t-on dit ingénieusement, à force de se faireécouter. Il avait été admis à l'Institut lors de lacréation de ce corps (1797), comme membre de laclasse de littérature; il devint en 1829 secrétaire per-pétuel de l’Académie Française. Dans les positions sidiverses où il se trouva, Andrieux ne cessa de culti-ver les lettres. Il s'était fait romiailre dès l'àge de23 ans par la jolie petite comédie d' Anaximandre(1782) ; il donna depuis les Étourdis ^,1788), Ilelvélitis