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Tome premier.
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de la Turquie d'Asie , cli.-l. d'un dislrict d'Anatolie,près de la Tabana, à 365 kil. N. de Konieli; 40,000liab. On y trouve des espèces particulières de chè-vres, de chats et de lapins à poils long et soyeux,connues sous le nom d'angoras. Voy. ancyre.

ANGOSTURA ou SAN-THOME DE LA GUYANA,capitale de la Guyane espagnole, sur l’Orénoque, à270 kil. de Vieja Guyana; 5,000 lmb. Il s’y tint, en1819, sous la présidence de Bolivar, un congrès quiréunit la Nouvelle-Grenade et le Venezuela en unseul État, sous le nom de Colombie.

ANGOULÈME, Inculisnut, cli.-l. du dép. de laCharente, Fr., sur une colline au pied de laquellecoule la Charente, à 138 kil. S. 0. de Paris, à 90 kil.de la mer; 17,237 bah. Évêché. Port sur la Charente(au faubourg de l'Houmeau). Enceinte murée, ancienchâteau; belle cathédrale; nouveau quartier très-beau. On y avait établi sous la restauration uneécole royale de marine; elle a été transportée depuis1830 à lîrest. College royal (depuis 18.il), cabinet dephysique et de chimie, bibliothèque. Papeteries re-nommées, poudrerie, fonderie, de canons. Commerceactif; entrepôt de Bordeaux et des dép. du S. — Villeancienne, célébrée par Ausone dès le iv c siècle. Ellefut ruinée par les Normands au ix' siècle. Patrie deSt.-Gclais, de Balzac, de la reine Marguerite deValois, de Poil rot, Ravaillac, de Coulomb, elc. —L'arrond. d'Angoulême a 9 eant. (Blanzac, Hiersac,Monlbron, Laroehcfoucault, Rouillac, St.-Arnaud deBouexe, Lavalclte, plus Angoulêine qui en faits),1 il comm.

avkoilRmk (comté et duché d'), à peu près équiva-lant à l'Angoumois, fut joint, lors de l'origine dusystème féodal, au comté de Périgord. Le premiercomte de Périgord et d'Angoulême est Vulgrin I"(860); le plus illustre est Guillaume Taillcfer, sousqui le comté devint arrière-nef de la couronne et (iefdu duché d'Aquitaine. Le dernier est Vulgrin 111,mort en 1181, et dont la fille Mathilde porta lecomté à Hugues IX, sire de Lusignan et comte dela Marche. Le comté d'Angoulême fut réuni à la cou-ronne en 1308, donné à Philippe d'Ëvreux en 1328,confisqué sur Charles le Mauvais en 1351, et donnéen même temps au connétable Charles d'Espagne;cédé aux Anglais en souveraineté, 1300, repris enpartie en 1372 et années suivantes. Il devint ensuitel'apanage de Louis, duc d'Orléans, fils de Charles Vet frère de Charles VI, et passa au fils puîné de ceprince, qui fut la lige des seconds Valois. Fran-çois I 1 ' 1 ', issu de cette branche, porta d’abord le litrede comte d'Angoulême ; devenu roi, il fit de ce comtéun duché qu'il donna à sa mère. Il le réunit à la cou-ronne à la mort de celle-ci. Ce duché fut encore unapanage de 1574 à 1030, en faveur de Diane et deCharles de Valois, enfants naturels, l'une de, Henri II,l'autre de Charles IX. Depuis ce temps, le nom deduc d'Angoulême n'a plus été, qu'un pur litre.

ANGOULÈME (Charles de Valois, duc d'j, fils na-turel de Charles IX et de Marie Touche), ne en 1573,mort en 1050, porta d'abord le titre de comte d'Au-vergne, qu'il échangea plus tard (1019) contre celuisous lequel il esl connu. Il fut un des premiers à re-connaître Henri IV et combattit vaillamment dansles rangs de son armée; mais ensuite il entra dansune conspiration contre ce prince et fut condamné àune détention perpétuelle (1600). Ayant obtenu deLouis XIII sa liberté, il servit l’État avec dévouementet se distingua dans les guerres de Languedoc, d'Al-lemagne et de Flandre. On a de lui quelques écrits,dont le plus intéressant consiste dans des Mémoires.sur les règnes de Henri IU et Henri IV, Paris,1602. — Il laissa un fils, Louis-Emmanuel de Valois,duc d'Angoulême, né en 1590, mort en 105.3, qui

embrassa l’état ecclésiastique, et le quitta ensuitepour le métier des armes. Ce prince se distingua ausiège de la Rochelle.

ANGouLfiMK (Louis-Antoine de bobrroy, duc d'),fils aîné du comte d'Artois (Charles X), né à Ver-sailles en 1775, mort à Gorilz en 1814, émigra avecson père dès 1789, épousa en 1799 à Millau la fillede Louis XVI, Marie-Thérèse, sa cousine, fit partiede l'armée de Coudé, puis accompagna Louis XVIIIà Varsovie, à Harlwell, rentra en France en 1814,fut accueilli avec enthousiasme à Bordeaux, tenta des'opposer à la marche de Napoléon en 1815, obtintd'abord quelques avantages, notamment au pont dela Drôme où il battit le général Debclle, mais se vitbientôt abandonné de ses troupes, fut pris par le gé-néral Grouchy et détenu quelques jours au Ponl-Sainl-Esprit, et ne dut la liberté qu'à la générositéde l'Empereur. Il reçut de Louis XVIII, après lescent-jours, diverses missions dans les départementsafin d'y répandre l'esprit constitutionnel, conduisiten 1823 une nombreuse armée au secours de Ferdi-nand VII, roi d'Espagne, dont le trône était menacéparles corlès, poursuivit les insurgés jusqu'à l'ex-trémité méridionale de la Péninsule, couronna l'ex-pédition par la prise du Trocadéro, réussit, presquesans cll'usion de sang, à rétablir l'autorité du roi, etsigna l'ordonnance conciliatrice d'Andujar, mais eutle regret d’en voir neutraliser l'elfet par le mauvaisvouloir de la cour de Madrid. Après les événementsde 1830, il céda, ainsi (pie Charles X, tous ses droitsau duc (le Bordeaux, et vécut depuis en simple par-ticulier, d'almrd en Angleterre, puis en Autriche,sous le nom de comte de Marnes (d'une terre voisinede Ville-d’Avray). Sans être doué de facultés bril-lantes , ce prince possédait des qualités solides etétait animé des intentions les plus conciliantes.

* weori.KME (Marie-Tliérèse-Charlolte de France,duchesse d’), nee le 19 décembre 1778, était fille duroi Louis XVI. Pendant la révolution qui précipitason père du trône et le fit monter sur l'échafaud , ladauphine Marie-Thérèse fut elle-même enfermée à laprison du Temple, et ne recouvra sa liberté qu'aprèsde longues années de souffrances, et pour servir derançon à Bcurnonville, Lamarque, Camus et Bancalque Dumouriez avait livrés au général autrichienClairfayt. Avant de sortir du Temple, elle écrivit,dit-on , sur le mur de cel asile de douleur, ces moistout chrétiens : « O mon Dieu, pardonnez à ceux quiont fait mourir mes parents. » Conduite à Vienne,elle on repartit bientôt pour aller rejoindre sa familleà Millau. Là, elle épousa, le 10 juin 1799, son cousin,le duc d'Angoulême, dont nous venons de parlerdans le précédent article. La paix de cette union nefut jamais troublée que par les événements politi-ques. La duchesse d'Angoulême partagea depuisavec un courage et une résignation au-dessus de sonsexe tous les malheurs de sa famille. En 1815, elletenta de retenir sous l'obéissance des Bourbons lemidi de la France, mais ce fut en vain. Absente deParis lorsque les ordonnances de juillet furent ren-dues par Charles X, elle ne peut être accusée d'yavoir pris la moindre part, comme ses ennemis onttenté de le faire. Elle partagea ensuite le dernier exilde ses parents, comme elle avait partagé tontes leursinfortunes, avec une force d'âme qu'elle puisait danssa religion et dans son caractère. La duchesse d'An-goulême qui, à l'exemple de son mari, avait résignétous scs titres, mourut le 15 octobre 1851 à Frohs-dorff, en Illyric. sous le nom de comtesse de Marnes.

ANGOULEVENT (Nicolas-Joubert, sieur d’), foucélèbre sous le règne de Henri IV. On lui donnait lenom de Prince des sots ou Prince de la sottise. Il eutun procès curieux avec les comédiens de l'hôtel de