AM — AM
208
207
de Paros; 26 kil. de tour. Célèbre droite ù stalac-tiles.
ANTIPAS (Hérode). Yoy. iiéroiie.
ANT1 PATER, général macédonien , avait été pre-mier ministre de Philippe ; il fut chargé par Alexan-dre du gouvernement de la Macédoine et de la Grècependant que celui-ci faisait ses conquêtes en Asie.Quoiqu'il se fût acquitté de ses fonctions avec le plusgrand succès, Olympias, mère d’Alexandre, le fit, parses intrigues, dépouiller de son gouvernement ; maisil en reprit possession à la mort du conquérant. Ileut à soutenir une guerre fort vive contre les Grecsqui réclamaient la liberté : vaincu d'abord et assiégédans Lamia (323), il vainquit les Athéniens à Cranon(322). Il venait d'être chargé de la régence pendantla minorité des enfants d’Alexandre lorsqu’il mourut,320 av. J. G. On l'a accusé, mais sans fondementsuffisant, d'avoir fait empoisonner Alexandre pourse venger de ce que ce prince I’avail révoqué de sesfonctions. Il était père de Cassandre, qui gouverna laMacédoine après lui. — Un autre Antipater, fils deCassandre, et gendre de Lysimaque, régna sur la Ma-cédoine, 298-295 av. J. C., conjointement avec sonfrère Alexandre, el eut de continuels démêlés avec lui.
Vantipater, père d'IIérode le Grand, ministred'IIirean, prince des Juifs, qu’il lit replacer sur leIrène dont Hircan avait été chassé par Arislobule,servit activement César en Égypte, et mourut empoi-sonné. -19 ans av. J. C.
ANTIPATltlS, primitivement Caphar Seba, auj.Saranas , ville de Palestine, au N. 0. de Samarie,sur la route de Jérusalem à Césarée. Ainsi nomméepar Ilérode en l’honneur d'Antipaler, son père.
* ANT1P1IANES, c’est le nom de plusieurs poètescomiques grecs dont le plus célèbre est Antiphanesde Rhodes, qui vivait dans le iv c siècle av. J. C. Ilavait composé 363 pièces dont nous n'avons plus quequelques fragments, mais dont Fabricius nous a con-servé le catalogue.
* ANTIPIULE, peintre, élève de Ctésidème, et con-temporain d’Apelles, naquit et mourut en Égypte aui\ c siècle. Parmi les tableaux de cet artiste, men-tionnés par Pline, les plus célèbres étaient un Enfantsoufflant le feu, et un Satyre.
ANTIP110N, sophiste, né à llliamnus dans l'AI—tique, s'établit à Athènes vers 530 av. J. C., et fut lemaître de Thucydide. Il contribua à l’établissementdu conseil dit des Quatre-Cents, et fut condamné àmort après la chute de ce gouvernement, 511 av. J. C.11 reslc de lui 10 discours (on les trouve dans la col-lection de Roiske); quelques-uns ont été traduits enfrançais par l'abbé Auger, à la suite d’Isocrate.
ANTIPOLIS, auj. Antibes, ville de la Gaule, ch.-l.des Deciatcs, faisant partie de la Province Romaine(Viennoise, puis Narbonnaise seconde).
* ANTIQUES (Jean), peintre hollandais, né àGroningue en 1702, lit plusieurs voyages, malgréson indigence, avec son frère Lambert, peintrecomme lui. Tous deux se rendirent à Rome, et Jeanreçut l'accueil le plus obligeant et des marques defaveur du pape Benoît XIII ; il fut admis à l'aca-démie de Florence, et exécuta pour son morceau deréception une vaste composition représentant laChute des géants. Après un séjour prolongé enItalie, il revint dans sa patrie, où il continua à fairedes portraits et des tableaux d’histoire avec un talentremarquable. Le prince (l'Orange lui lit une pension,et le fixa à Bréda. Jean Anliquus mourut en 1750. Ilétait bon dessinateur, peintre facile et excellent co-loriste.
ANTISTIIÉNE, philosophe grec, fondateur del'école des cyniques, né à Athènes vers l'an 525av. J. C., avait d'abord étudié sous le sophiste Gor-
gias, et avait enseigné la rhétorique avec succès;mais ayant un jour entendu Socrate, il ferma sonécole et se livra tout entier à l'étude de la philoso-phie. Il mourut dans un âge avancé. Anlisthèue pro-fessai! la morale la plus austère; il prétendait qu'iln'y a de beau que la vertu, de laid que le vice, ets’élevait au-dessus des bienséances sociales, qu'ilregardait comme de vains préjugés. On l'a accuséd’être vertueux avec ostentation : Socrate disait delui qu’il voyait son orgueil percer à travers les trousde son manteau. Il composa plusieurs traités de phi-losophie , mais il ne nous reste rien de lui que quel-ques lettres, qui sont peut-être apocryphes. Riehtera publié une dissertai ion Uevita, moribus acplacilisAntisthenis, léna, 1721, in-5°.
ANTI-TAURUS, c.-à-d. en face du Taurus, chaînede montagnes de l’Asie Mineure, joint le Taurus auCaucase, court au N., puis à l’E. en traversant lesevalels de Siwas et de Trébizonde, et porte les nomsd'Eulch-Kapolou, de Tchicheghi-Dagh, d’Aghi-Dagh.
AN'TIUM, auj. Ansio et Xettuno, ville du Latium,capitale des Volsques, sur la mer Tyrrhénienne, à50 kil. S. 0. de Rome. Elle fut l’asile de Coriolanexilé. Prise en 568 av. J. C. par Quinlius Capitolinus.Patrie de Caligula et de Néron. On y voyait deux tem-ples célèbres, l’un d'Esculape, l’autre de lu Fortune.C’est dans les ruines d’Anlium qu’on a trouvé l'A-pollon du Belvédère, il y a environ 20(1 ans.
ANTIVARI ou BAR, ville de la Turquie d’Europe(Roumélie), à 37 kil. 0. de Sculari. Port. Châteausur un roc très-escarpé. Archevêché grec. Entrepôtdes marchandises de la vallée du Brin ; 5,000 bah.
ANTOINE (Marc-), orateur romain, grand-père dutriumvir, fut consul l'an 99 av. J. C. el se distinguadans la guerre contre les alliés. S'étant, pendant laguerre civile, prononcé contre Marins, celui-ci donnal’ordre de l’assassiner, et fit exposer sa tête sur latribune aux harangues.
AïfToirtE (Marc-), triumvir, petit-fils du précédent,né l’an 86 av. J. C., se distingua dès sa jeunesse dansles guerres contre les Juifs, et fut de’bonne heurenommé tribun du peuple. Il se lia d'abord avec lestribuns Curion et Clodins, puis s’attacha à César, etlui donna le conseil de marcher droit à Rome aprèsle passage du Rubicon. Il commanda l’aile droite del’armée à Pharsale. Lorsque César devint dictateur(57), Antoine fut nommé maître de la cavalerie. Il osaun jour de fêle présenter un diadème à César, mais ilne fît parcetledémai ’ je hâter la mort
du dictateur. Après le meurtre de César, il prononçason oraison funèbre, ameuta le peuple contre scsassassins, les poursuivit vigoureusement, el vintassiéger Décimus Brutus dans Mutina (Modène),fan 53 av. J. C. Mais le sénat l’ayant déclaré ennemide l'État, les consuls Ilirtius et Pansa marchèrentcontre lui el le délirent. Trop faible pour résisterseul, Antoine s'unit avec Lépide et le jeune Octave ;et pour cimenter celle union il épousa Oclavie, sœurd’Oclave. Celle association, nommée 2 e triumvirat,débuta par d’horribles proscriplions, et remplitl'Italie d’exécutions sanglantes. L’année suivante, 52,Antoine, suivi d’Octave, délit Brutus et Cnssius dansles plaines de Pliilippes, et anéantit ainsi le parti ré-publicain. Les triumvirs se partagèrent ensuite l'em-pire romain; dans ce partage, Antoine obtint laGrèce et l'Asie. Épris bientôt dos charmes de Cléo-pâtre , reine d’Égypte, il délaissa pour elle sa femmeOctavie, sœur (le son collègue. Celui-ci saisit celleoccasion pour rompre avec Antoine, et bientôt lesdeux rivaux se livrèrent près d’Aetium une bataillenavale, qui décida du sort du monde (31). Antoinefut vaincu et forcé du fuir avec Cléopâtre. Il se ré-fugia à Alexandrie; mais se voyant près de tomber