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Tome premier.
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227-228
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ARA

appartiennent à la famille sémitique; ils sont petits,maigres, basanés. Ils sont d’un caractère grave, spi-rituels, souvent hospitaliers, mais toujours prêts àpiller les caravanes. Us mènent presque tous, surtoutles Arabes Bédaouis ou Bédouins, une vie nomade,réunis en tribus et obéissant au gouvernement pa-triarcal de leurs cheiks ou vieillards. Les Arabes, autemps de leur puissance, ont cultivé avec le plusgrand succès la poésie, la philosophie et les sciencesmathématiques et physiques. Leurs savants les pluscélèbres sont Al-Kendi. Al-I’arabi, Avicenne, Aver-rhoës, Algazel. elc. On leur attribue l'invention deschiffres et de l'algèbre; ils avancèrent l’alchimie.Presque seuls au moyen âge, ils avaient conservé lesconnaissances de l'antiquité, et c'est en grande partiepar eux qu’elles ont été transmises à l'Occident. Ussont, depuis longtemps, retombés dans leur igno-rance première. Méhémet-Ali. pacha d’Égypte, a faitdes efforls pour introduire chez eux certaines formesde la civilisation européenne. — L'Arabie a presquetoujours été indépendante. Sous Trajan , les Ro-mains en conquirent une très-faible partie, celle,qui fut depuis appelée Arabie Pétrée, du nom del’etra, son chef-lieu. Au vil' siècle, Mahomet, fon-dateur de l'islamisme, créa l’empire arabe (022),qui grandit rapidement et s'accrut en suivant lesprogrès de la religion musulmane. II embrassasuccessivement l'Arabie entière (624-632), la Svrie(632-638), l'Égypte (038-610), la Perse (636-632),l'Afrique septentrionale (692-708), l’Espagne (710—71 -i). La France même fut. un instant menacée parl’invasion arabe (721-739). Mais dès 750 ce vasteempire perdit son unité. Bagdad vit s'élever, sur lesruines du califat des Ommiades, celui des Abbas-sides. Peu après, les Aglabites à Kairwan (800), lesThoulounides (883), puis les Falimites en Égypte(909), se rendirent indépendants, tandis que lescalifes de Cordouo. derniers rosies des Ommiades, seséparaient entièrement des califes d'Orient. Ce mor-cellement continua jusqu'au xn“ siècle environ.A celle époque, les Mores en Espagne et en Afrique,les Turcs et les Mongols en Orient, avaient enlevéaux Arabes loutcs leurs conquêtes. L'Arabie elle-même avait déjà cessé depuis longtemps d’appar-tenir aux califes; elle redevint alors indépendante.Les Arabes, parla nature de leur vie nomade, résis-tèrent aux invasions mongoles el larlares, et auxattaques des Turcomans. Au xvipet au xviir siècleune grande partie de l'Arabie fut soumise à la domi-nation des M'ahabiles, tribu arabe, qui avait sonberceau dans le Nedjed ; mais ce nouvel empire eutpeu de durée; les Wahabiles ont élé refoulés danslevirs premières limites par les conquêtes du pachad'Égypte, Méhémel-Ali. Le pelil-tils de ce dernier pos-sède aujourd’hui une grande partie de l'Hedjaz.Quant au reste de l’Arabie, elle est tout à fait indé-pendante. Quoique la domination des Arabes aitdepuis longtemps cessé , cependant leur langue separle encore dans une grande partie de l'Asie el del’Afrique, et ils forment dans ces pays une portionnotable de la population,

ARABIQUE (mer ou golfe), Sinus Arabicus. Voy.rouge (mer'.

ARAB-Kilt, Arabrace, ville de la Turquie d’Asie(Asie ', à 180 kil. S. E. de. Siwas, eh.-l.

d’un livali de même nom.

ARACAN, ville de l'Inde transgangéliquc, jadiscapitale du royaume d'Aracan, auj. eh.-l. de la pro-vince de ce nom. par 90“ 45' long. Ii., 20“ 40' lai. N. :grande, mais réduite à l’élat le plus triste pendantladominalion birmane, 1783, elc. C’est dans Aracanque fui prise la fameuse statue colossale de Goulama,placée dans le temple principal d'Amarapoura ;

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Aracan aussi avait le fameux canon de 10 mètres delong. Environ 10,000 liai).

aracan, pi'ov. de l’Inde anglaise, s'étend le longde la cèle E. du golfe de Bengale, des bords du Naufjusqu'au cap Negrais, el a pour ch.—1. Aracan. Jadisroyaume indépendant, souvent ravagé par les Mon-gols el les Bégouans; conquis parles Birmans, 1783,el en 1824 par les Anglais. La population s'élevait à260,000 bab. environ, mais la guerre contre les Bir-mans el les émigrations oui dû réduire beaucoup cechiffre. On trouve dans l’Aracnn une longue chaînede montagnes et plusieurs rivières. Climat brûlant,insalubre. Riz, bois de construction. On y trouve del'or el de l'argo.nl.

aracan, principale rivière du royaume de ce nom,se jette dans le golfe de Bengale, au S. de la villed'Aracan.

aracan (arc d’), dans le golfe de Bengale, àl’E., sur les cèles de la province d'Aracan. Ses 2 îlesles plus remarquables sont Ramri el Tcbedaba; on ytrouve des volcans qui vomissent de la vase.

ARACATY, ville, du Brésil (province de Céara), àl'embouchure du Jaguaribe; 8,90(1 bab. C'est la pluspeuplée el la plus commerçante de la province.

ARACHNÉ (e.-à-d. Araignée), fille d'Idmon deColophon, en Ionie, suivant la mythologie, travail-lai! avec tanl.de perfection à la broderie, quelle necraignit point de proposer un déli à Minerve : ellel'emporta; mais la déesse, irritée de celte défaite,frappa de sa navette la lêle d’Aracbné; celle-ci sependit de désespoir, el fut changée en araignée.

ARACHOSIE, prov. de l’empire perse, au N. E.de la Gédrosie el à l'O. de l'Inde; avait pour eh.-l.Arachosia, appelée primitivement Cophe, et dont onattribuait la fondation à Sémiramis. Celte prov. faitauj. parlie du royaume de Caboul sous le nom deSeislan.

ARAI), nom commun à deux villes de Hongriequ’on dislingue en Yieil-Arad et Neuf-Arad , el quidonnent leur nom à un des douze combats au delàde la Tbeiss, situé à l'O. de la Transylvanie; ellessont sur le Maros , presque en face l'une de l'antre,l’une sur la rive droite, l'autre sur la rive gauche, à40 kil. N. de Temeswar. Place forte, prise par lesAutrichiens en 1849. * La première a 14,000 bab.;la seconde, 4,000 : celle-ci a élé fortifiée par le princeEugène de Savoie.

ARABES, Arek, île de la côte de Phénicie, jointeau continent par un pont, avait une ville de mêmenom (auj. Iluad). — Vis-à-vis d’Aradus était filed'Anlaradus. •

ARAFAT, montagne d'Arabie, à 24 kil. S. de laMecque, objet de haute vénération et de pèlerinagechez les maliomélans, * pour y fêler l'anniversairedu jour où Mahomet, chassé une dernière fois de laMecque, se relira à Médine.

ARAGON, grande province d’Espagne, une des 12capitaineries générales du royaume, est située entrecelles de Vieille—tins! i Ile el de Navarre à l’O., deCatalogne, à l’E., de Nouvelle-Caslille au S., et loucheà la France par la frontière sept.; Saragosse en estla capitale. On la divise en lrois provinces : celles deSaragosse, de Hueseaet de Téruel. Étendue, 320 kil.sur 200. Population (1833), 735,685 bab. On y trouvedes montagnes au (N. cl à l’E., des plaines sablon-neuses el arides au centre, et de nombreuses ri-vières (Èbrc, Gallego, Xalon, Guadalaviar, etc.). L’A-ragon n'est qu'une parlie de l'ancienne Tarraconaise,dont il a conservé le nom avec une légère altération,et répond à peu près à la Cellibérie des anciens. Ilpassa en 470 de la domination des Romains souscelle des Golhs, fui conquis par les Mores en 714,leur fui repris par les rois de Navarre, et forma un