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^M'gler, i7(jo, Lcyde; de Itrunck, Strasbourg, 1781,
' \ol. in-8“; d'Iuveraitz, avec commentaires de lieck,S S '’ 13 vo1 -. 179-1-1820; celle de G. Dindorf, Paris,18i(i '' ? ra,1< * Oi-S", chez F. Didot (avec les Sco/ies,IVo ' , c °médics d'Aristophane ont élé trad. en, a !'Ç-dans le Théâtre des Grecs par A. Ch. Brollier1 -q ,, a XIII), et séparément ]iar Poinsinet de Sivryceii î et l' ar M - Artaud, (> vol. in-32, 1828-1830 :elte dernière Iraduction est la plus estimée.9tn RISTolMiAmi ' grammairien grec, natif de Byzance,ans environ av. J. C.; il se rendit à Alexandrie,
^ Oit nommé chef de la grande bibliothèque. II, . P°ur disciple le célèbre critique Aristarque. Onu< attribue l’invention des accents, la ponctuation! le Canon (ou catalogue raisonné) des Auteurs clas-'M ues grecs, publié par Nanck, Halle, 1818, in-8».
. 11 est cité comme avant partagé en trilogies les dia-logues de Platon.
ARISTOTE , Aristotelcs, célèbre philosophe grec,surnommé le Prince des philosophes , fondateur de? secte des péripalétieieus, né à Stagyrc en Macé-U°nie, Pan 384 av. J. C., eut pour père Nicomaque,’Uedeein distingué, ami d’Amvntas III, roi de Macé-doine. H vint vers l'an 368 à Athènes, y suivit pen-dirnt 20 ans les leçons de Platon, et commença dès° rs à se faire connaître par scs écrits. Après-lamort de son maître (348), il quitta Athènes, blessé,dit-on, de n'avoir pas élé désigné pour lui succéder,ot se retira d'abord en Mysie, auprès d'IIermias, sou-dain d'Alarné, dont il épousa la sœur Pythias;Puis à Mitylène dans l'île de Lesbos. Là, il reçut dePhilippe (343) une lettre dans laquelle ce prince lePriait de se charger de l'éducation de son fils Alexan-dre. lui disant qu'il se félicitait moins de ce qu'il luiriait né un fils que de ce que ce fils était né du tempsu Aristote. Après avoir passé plusieurs années à lacour de Macédoine, il suivit, à ce que l’on croit, sondisciple dans ses premières expéditions en Asie, niel-lant à profil, pour les progrès de l'histoire naturelle,ms trésors et les conquêtes du roi; puis il vint seuxer à Athènes vers l'an 331 . et y fonda, dans unePromenade voisine de la ville et nommée Lycée,fine école nouvelle, qui prit le nom de Lycée; on lanomme aussi école péripatéticienne (du mot grecPéripatos, promenade). A la mort d'Alexandre (323),Aristote, resté en bulle à la calomnie et aux attaquesdr ses envieux, se vit accusé d’impiélé; il sortitd’Athènes sans attendre le jugement, voulant, disait—!| , épargner aux Athéniens, déjà coupables de lacondamnation de Socrate, un nouvel attentat coidrela philosophie. 11 alla s'établir à Chalcis en Eubée,°ù il mourut peu après, en 322, âgé de 62 ans. On arépandu sur le genre de sa mort les versions les pluscontradictoires. On a dit même qu'il avait mis fin àses jours. — Arislole est le génie le plus vaste de• antiquité; il a embrassé loules les sciences connuesde son temps et en a même créé plusieurs. Ses écritsforment une sorte d'encyclopédie; pendant un grandnombre de siècles, ils posèrent la borne du savoirhumain, et jouirent d’une autorité absolue. La plu-part de ses ouvrages nous sont arrivés, mais quel-JU) l! . S " m ’ s mutilés ou altérés. Les principaux son! :l composé de différents Iraités de logique;
de Vn- '/due, la Poétique, deux traités à'Éthique oul ni , la Politique. Y Économique, V Histoire desOrties des Animaux, la Physique, lesdéc !Ue 7 ,;é lle ll1 Génération et de la Corruption,,, , ‘ , \ e . s ,> du Monde, les Problèmes, le traité de
ï-,'Physique ou Philosophie première. Leseienee ™ So,c e " philosophie fut de donner à lale/fd/.eecé" 6 )ai ) e ,.Plus solide que n'avaient fait sescr^c l m°ié SeUrS ’-f 1 , accoi ’ùer davantage à l'expérience,sans méconnaître le rôle de la raison. C'est ainsi qu'il
a rejeté la doctrine de l'idéal, qu'avait professéePlaton , el a concentré toute réalilé dans les objetsindividuels. Selon lui, les points de vue sous lesquelsces objets peuvent êlre envisagés se réduisent auxsuivants : les éléments dont une chose est composée,sa nature intime ou son essence, sa cause, et le butou la fin vers laquelle elle tend; d'où la distinctiondes quatre principes, la matière, la forme, la causeefficiente et le principe final, principes qui doiventse retrouver partout et que la philosophie a pourmission de déterminer. Aristote poursuit ensuite lesapplications de cette théorie dans toutes les branchesde la science. En psychologie, il essaye de classer lesfacultés de l'âme, et considère Pâme elle-même commela puissance cachée qui produit et maintient l'orga-nisation. En logique, il passe en revue les différentesformes du raisonnement déductif ou syllogisme,dont il donne un code complet. En théodicée, il fondela démonstration do l'existence divine sur la conli-nuité du mouvement, et présente Dieu comme la finou le but du monde, comme le centre auquel toutaspire. Dans l'art, il ramène le beau à l'imitation dela nature; en morale, la vertu à l'équilibre entre lespassions, el au milieu entre les excès; en politique,il assigne pour fin à la société l'utilité. Des travauxaussi vastes, où la richesse des détails le dispute àl'harmonie de l'ensemble, suffiraient pour justifierl'admiration que dans tous les temps le génie d'Aris-tote a excitée, quand on ne connaîtrait pas son His-toire naturelle et ses recherches sur l'anatomie com-parée, qui, de l'aveu de Cuvier, n'ont pas étésurpassées. Il est juste d'ajouter, cependant, qu'Aris-tole eut la prétention mal fondée de tout déduirepar le raisonnement d'un pet.il nombre de principeshasardés; qu’une partie de sa logique et de sa mé-taphysique roule sur de vaines subtilités; que, danssa physique , il se borne trop souvent à des explica-tions purement verbales, et que par là il a nui quel-quefois aux progrès de l'esprit humain.—Les œuvresd'Aristote ne furent rassemblées et les dansl'antiquité même que fort tard. Enfouies ou cachéespendant près de deux siècles (voy. xÉi.éi; de scepsis),ce n'est, dit-on, que vers le temps de Sylla qu'ellesfurent réunies par Apellicon de Téos, et révisées parAndronicus de Rhodes. Dans les temps modernes,on ne connut pendant longtemps que I Organon :c'est, aux Arabes et aux Grecs émigrés de Constan-tinople qu'on dut la connaissance el la propagationen Europe de ses autres ouvrages. La première édi-tion complète des écrits d'Aristote fut publiée àVenise par Aide Manucc (149,>-98), in-fol.; parmi leséditions postérieures, les plus estimées sont celles :de François Sylburge, Francfort, 1583-86, toute grec-que ; de Guillaume üuval, Paris, 1619 cl 1634, in-fol.,grec-latin; de Bulile, dans la collection de Deux-Ponts, publiée à Strasbourg, fi vol., 1791-1890 (nonachevée); de Bekker; grec-latin, avec un choix decommentaires, publiée par l'Académie de Berlin,Berlin, 1830 el ann. suiv. On a en outre donné unefoule d'éditions spéciales des ouvrages détachés. Iln'existe encore aucune traduction française complèted'Arislote; les principales traductions d'ouvragesséparés sont : celle de la Morale et de la Politique,par Thurol, Paris, 1823, 2 vol. in-8"; de la Uhéto-rique, par Gassandre, Paris, 167fi, el par Ch. E. Gros,Paris, 1822; de la Poétique, par Dacier, Paris, 1692,et lu Batteux, dans les Quatre Poétiques, 1771; deY Histoire des Animaux, par Camus, Paris, 1783; duTraité du Monde, par le Bat leux, dans son Traitédes causes premières; de la Logique, par Pli. Canaye,sieur de Fresnes, Paris, 1389, in-fol.; de la Méta-physique, par MM. Pierron el Zévort, 1811 , 2 vol.in-8°. M. Barthélemy Saint-Hilaire prépare une Ira-