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Tome premier.
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de Marguerite, sœur de François I fr ), puis Jeanned'Albret, et enfin Henri IV , qui le réunit définitive-ment à lu couronne de France par son avènement1389).

ARMAGNAC (Bernard Mi, comte »’), chef de lafaction dite des Armagnacs, fut mis en possession deson comté en 1391 par la mort de son frère. Hansles querelles des maisons de Bourgogne et d'Orléans,qui désolèrent la France pendant la démence deCharles VI, il embrassa le parti du duc d'Orléansdont le fils était son gendre, et devint bientôt Faméde celle faction. Après l'assassinai du due d’Orléanspar le duc de Bourgogne, 1-107, il se mit à la têtedes partisans de la victime, combattit la faction deBourgogne, et après des succès divers finit par en-trer dans Paris à la tête d'une armée, 1-413; se fitnommer par la reine Isabeau connétable, juifs pre-mier ministre, cl s’empara de toute l'autorité, 1113.Mais il ne tarda pas à se rendre odieux par ses exac-tions et sa tyrannie, et rompit avec la reine, qui allachercher un asile à la cour de Bourgogne, 1118. Lesmécontents ayant introduit les Bourguignons dansParis, toute ia ville se souleva contre lui et il futcontraint de se cacher. Mais il fut découvert danssa retraite, et massacré avec un grand nombre dessiens par la populace furieuse.

armauxac (Jean V, comte a’), petit-fils du précé-dent, fut accusé sous Charles Vil d’avoir entretenudes intelligences avec les Anglais, et fut condamnépar le parlement au bannissement et à la perte deses biens, 1153. Louis XI, à son avènement, le rap-pela et lui rendit ses biens, 1101 ; mais il ne payace prince.que d'ingratitude, entra dans la ligne dullien public, et embrassa le parli du duc de Guienne,frère du roi et son ennemi acharné. Condamné denouveau, il résista les armes à la main et s’enfermadans Lccloure, où il soutint un long siège contre lecardinal Joll’redy. Celui-ci lui proposa de traiter;mais pendant qu’on négociait, les troupes royalesentrèrent dans la place par trahison, el le comted’Armagnac fut assassiné, 1173.

AKMAGXAC (Jacques n'), duc de Nemours, petit-filsdu connétable Bernard d'Armagnac, mais issu d’unfils cadet, fut dans sa jeunesse comblé de bienfaits parLouis XI, qui lui fit épouser une de ses cousines,l'investit du duché de Nemours el lui confia des com-mandements importants. Loin de se montrer recon-naissant , Jacques d’Armagnac se rangea parmi lesennemis du roi, et accéda à la ligue du llien public.Il obtint deux fois son pardon ; mais ayant pris partà de nouvelles intrigues, il fut assiégé et pris dansCariai, et amené à la Bastille, où le roi irrité le fitenfermer dans une cage de fer. Condamné par leparlement, il fut mis à mort en 1177, à peine âgé de10 ans. Ses fils, encore en bas âge, furent forcés d’as-sislerà son supplice, et placés sous l'échafaud poury i'Ire arrosés du sang de leur père.

akmagxac (Louis i)’), duc de Nemours, 3 e fils duprécédent, n'avait que 5 ans lors du supplice de sonpère. Il fut détenu à la Bastille jusqu'à la mort deLouis XI. Charles VIII le mit en liberté et lui renditune partie de ses biens ; Louis d'Armagnac accom-pagna ce prince dans son expédition en Italie el s’ydistingua. Louis XII le nomma vice-roi de Naples :mais il éprouva plusieurs échecs, et périt à Cérignoleen combattant contre les Espagnols, 1503. Avec luis'éleignif la famille d’Armagnac.

akmagevac (Jean, bâtard d’), surnommé de Lcscun,fils naturel d'Anne, fille de Bernard d'Armagnac, futnommé par Louis XI chambellan, puis maréchal deFrance, 1171, et obtint le gouvernement du Dau-". Il mourut on U73.

ARMAGNACS (faction des), opposée à celle des

Bourguignons. Voy. aiuiaoxàc (Bernard Vit. coin te d').

AlIMANÇON, riv. de France, liait au S. de Pouilly(Côte-d'Or), baigne Semnr, Nuyls, Ancy-le-Frane.Tonnerre, Saint-Florentin . Rrinon-l’Aroïievêque, etse perd dans LYonnc à 18 kil. N. d'Auxerre, après uncours de 233 kil. N. O., dont 120 lluttnbles.

ARMAND. Les poêles du xvii 0 siècle désignentsouvent sous ce nom le cardinal de Richelieu.

"ARMAT! (Salvino degli), Florentin, inventeur desbesicles, mort en 1317.

ARMATOl.ES, milice grecque de la Thessalie, in-stituée au commencement du xvi c siècle par Sé-lim I rr , dans le but de s’opposer aux incursions desmontagnards connus sous le nom de Klephtes (bri-gands). Dans ces derniers temps, les Armaloles sesont unis aux Ivlepliles contre les Turcs. — Voy. îwi.-

L1KARS.

ARMENIE, Armenia, contrée de l’Asie occid..située entre ITinérétie et la Géorgie au N., le Kur-distan et l'Aderbaïdjan à TE., l'Algezireh au S., l'A-natolie à l'O. Ses limites ont du reste (rès-souveulchangé. — Elle peut se partager en Arménie turqueet en Arménie russe; la l rc comprend les paehaliksd'Erzeroum, de Kars et de Van, à l'O. et au S.; la2» se compose de l'Érivan, à l'E., qui formait autre-fois l'Arménie persane, el du pachalik d'Akhallsikéau N., qui naguère était aux Turcs. Villes principa-les : Erzeroum, Kars, Van, Ani, Érivnn, Nakhchi-van, etc. L’Arménie est traversée par des chaînes demontagnes qui unissent le Caucase et le Taurins; la[dus connue est le mont Araral. L'Euphrate, le Tigre.î’Aras (Araxe) el le Kour (Cyrus) prennent leur sourcedans celle contrée; on y trouvé un grand lac, le lacde Van. Le climat de l'Arménie est très-varié; lesmontagnes sont couvertes de neiges éternelles, maisles vallées sont de la plus grande fertilité (on a mêmevoulu y pincer le paradis terrestre); on y cultive leblé, le chanvre, le tabac, le colon. Les montagnesrenferment de riches mines d'or, d'argent, de cui-vre, de fer et de plomb ; des carrières de marbre , dejaspe. Les Arméniens sont d’un caractère souple,poli, insinuant, mais perfide ; ils sont très-adonnésau commerce. On les trouve répandus dans toutel'Asie, surtout dans l’Arabie et la Turquie; el en Eu-rope, dans la Grèce et à Venise. Les Arméniens sontchrétiens depuis le iv c siècle, mais le plus grandnombre forme une Église particulière, l’Église armé-nienne, qui admet en Jésus-Christ une seule nature ;elle ne reconnaît point la suprématie du pape.

Arménie ancienne. Elle se divisait en grande Ar-ménie ( Armenia Major), et Arménie ( ArmeniaMinor). La grande Arménie était située entre l'Eu-phrate à l'O., le Tigre au S., l’Assyrie et l'Alropa-lène à l'E., el l'Ibérie au N. Elle comprenait un grandnombre de prov. dont les principales sont nommées :1° Acilisène, Sacasène, Basilisène, Catarzèrie, Pha-siane, Gollhène (entre l'Euphrate et l’Aras); 2" So-phène, Arzanène, Chorzène, Bagraydancne, Cor-dyène, Golée, Moxoèue, Caranilide (entre l’Euphrateet le Tigre); 3» Orbalisènc, Otène, et le pays desObareni, Taochi, Scythini, Sanni (entre l’Araxe etl’Ibérie). Artaxata, auj. Ardech, était la capitale detoute l’Arménie. La petite A rménie était située à l’O.de l'Euphrate, entre la Colchide, la Cappadoce et laComagène. Lorsqu’elle eut été réduite par les Ro-mains en province romaine, elle fut divisée en5 préfectures, appelées : Mélitèuc, Calaonic, Mu-riane, Laviane et Rhavène. Plus tard on la partageaen Arménie l ro , ch.-l. Satala, et en Arménie 2“,ch.-l. Simbra. Le nom de petite Arménie fut aussidonné au royaume d’Arménie fondé par les Grecs en1079. (Voy. ci-après.)

Histoire. L'Arménie fut d'abord un Étal indé.pen-